Privatisation, coproduction, et nouveaux talentsLe cinéma israélien doit partiellement son dynamisme à un système de financement efficace qui a commencé à émerger il y a une quinzaine d'années. A cette époque, les chaînes télévisées privées se développent et concourent progressivement à la production de
films. A partir de 2001, le gouvernement verse des subventions substantielles au cinéma d'auteur, et les coproductions avec les pays étrangers (notamment la France) sont en plein essor.
Cette évolution économique s'accompagne aussi d'une identité artistique affirmée dans l'évocation du contexte local avec une portée universelle. Une tendance mise en image par une jeune génération de cinéastes qui compte parmi elle
Joseph Cedar (dont le
film Beaufort a remporté l'
Ours d'argent à la Berlinale 2008),
Eran Kolirin (
La Visite de la fanfare) ou encore
Ari Folman et
Ronit Elkabetz, tous 2 sélectionnés cette année à
Cannes.
Sabra et Chatila version animéeSélectionné en Compétition officielle, le
film Waltz with Bashir dirigé par
Ari Folman est un documentaire animé qui aborde les massacres de Sabra et Chatila survenus en 1982. D'inspiration autobiographique, le
film accompagne un ancien soldat israélien soucieux de reconstituer les souvenirs de son intervention dans le 1er conflit libanais.
Famille je vous haisSur un autre registre,
Ronit Elkabetz et son frère Schlomi font l'ouverture de la Semaine de la Critique avec leur
film Les Sept j
ours, second opus d'une trilogie amorcée en 2004 avec
Prendre femme. L'intrigue se concentre sur une famille, qui selon la tradition juive du deuil, cohabitent ensemble durant une semaine dans la maison du défunt. Une histoire prétexte à appréhender la question de la place de l'individu face au poids des traditions familiales et ancestrales.