Fraternité sentimentaleAlors que Im Kwon-taek s'est révélé au public occidental grâce à son
film La Chanteuse de Pansori (1993), le réalisateur décide, pour son centième long métrage, de renouer avec le genre mélodramatique et l'art lyrique ancestral de son pays. Avec
Souvenir, Cet auteur majeur du cinéma coréen se sert ainsi à nouveau du Pansori (opéra interprété par un chanteur et un percussionniste) pour sublimer, cette fois, la relation passionnelle et nostalgique d'un frère pour sa demi-sœur. Au casting, on retrouve l'acteur fétiche du cinéaste
Kim Ki-duk (Printemps, été, automne, hiver…et printemps),
Jo Jae-Hyun, ainsi que la comédienne
Oh Jung-hae, qui reprend son rôle tenu dans
La chanteuse de Pansori.
Exil fondateurSur un registre plus moderne, Hong Sangsoo poursuit son exploration du quotidien existentiel de la jeunesse coréenne avec
Night and day. Le réalisateur de
Turning gate (2002), signe ainsi une chronique intimiste dans laquelle un peintre coréen est contraint de quitter son pays, et par là même, son épouse, afin de fuir une arrestation. Ce dernier se réfugie à
Paris et y rencontre une compatriote dont il tombe amoureux. Par cette intrigue partiellement autobiographique, Hong Sangsoo a souhaité suivre le cheminement d'un homme en pleine quête identitaire qui demeure en même temps perdu par l'absence de sa femme.
Une industrie florissanteMélodrames, œuvres intimistes, ou
films de genre, le cinéma Sud-coréen suit une diffusion considérable dans les
festivals internationaux et devient de plus en plus prisé par la communauté cinéphile. Depuis la libéralisation politique survenue dans la région à la fin des années 80, la production nationale s'est épanouie et a enfanté de nouveaux auteurs à suivre, parmi lesquels
Park Chan-wook (
Old boy) ou
Bong Joon-ho (
The Host).