Comment aborder une des pages les plus tragiques et perturbantes de l’histoire de l’Humanité, qui, de plus, est en train de s’écrire ? C'est une des questions que pose le documentaire. Et il y en a bien d'autres, dont celle-ci : pourquoi ne sommes-nous pas révoltés par le massacre de millions de gens innocents ?
Paul Freedman, le réalisateur, choisit de
mettre le doigt là où ça fait mal : "Face à ce qui est le plus profond des crimes humains, le nôtre consiste en une longue série d’échecs. Et ces échecs répétés ont un prix : plus notre fibre morale s’atrophie, moins nous devenons capables de nous élever contre les abominations des régimes criminels."*
Le premier génocide du XXIème siècleLe documentaire analyse aussi les raisons qui ont conduit un gouvernement en majorité arabe à tuer et déplacer volontairement la partie indigène africaine de son propre peuple, avec en parallèle, l'incapacité à réagir de la Communauté internationale. Tout en s’immergeant dans cette crise désespérée -que l’on appelle d'ailleurs "le premier génocide du XXIe siècle"- Paul Freedman donne aussi la parole à ceux qui se battent pour que l’expression "plus jamais" prenne enfin un sens.
Clooney le militantGeorge Clooney est non seulement narrateur du
film mais aussi producteur. Très impliqué dans cette cause, l'acteur s'est donné pour mission de secouer l'opinion public. Il est aussi l’un des fondateurs de l’
association Not On Our Watch, dont l'objectif est entre autre, d’attirer l’attention internationale sur la guerre civile du Darfour. En 2007, il déclare : "Il y a des gens innocents qui sont brutalisés et maltraités de la pire des façons. Tout le monde a une bonne raison pour ne pas agir… mais la seule chose que nous ne puissions faire, c’est détourner les yeux et regarder ailleurs."*
*Citations extraites du dossier de presse du film Darfour : du sable et des larmes