C’était écrit. Après quatre semaines d’attente, les plus impatients des spectateurs vont enfin pouvoir découvrir la suite (et fin) de L’Instinct de Mort. Deux
films de deux heures, il fallait bien ça pour donner à voir quelques une des facettes les plus troublantes du gangster mémorable, violent et ambigu qu'a été Jacques Mesrine.
Sweeet seventiesAlors que le premier volet était centré sur les évènements qui, de la guerre d’Algérie au séjour canadien, ont façonné Mesrine, L’Ennemi public n°1 se concentre sur ses années les plus médiatiques. Évasions spectaculaires, coups d’éclats au tribunal, interviews provocatrices et règlements de comptes : toutes ces images sont intimement liées aux années 70 et à leur imaginaire.
Jean-François Richet a donc voulu, avec cette deuxième partie, offrir une reconstitution précise de l’époque en même temps qu’un récit plus dense où l’on retrouve les grandes figures de l’affaire, du Commissaire Broussard (Olivier Gourmet, fidèle au poil de collier de barbe près) à François Besse, le roi de l’évasion (Mathieu Amalric, chétif et roublard).
18 balles qui font débatL’affiche de L’Ennemi public n°1 n’a rien à envier à celle de L’Instinct de Mort. Le casting quatre étoiles de ce "biopic" s’agrandit avec Gérard Lanvin,
Ludivine Sagnier ou Samuel Le Bihan. Quant à
Vincent Cassel, il a pris plusieurs kilos pour composer un Mesrine bouffi, prêt à tout pour échapper à ses poursuivants.
Reste à savoir comment Richet a choisi de montrer la mort, particulièrement controversée, du gangster. Le 2 novembre 1979 sa voiture est criblée de 18 balles, porte de Clignancourt, sans que l’on ait pu déterminer si la police avait effectué des sommations. Pour le savoir, rendez-vous en salles, dès le 19 novembre.