Un
festival qui dure finit toujours, peu ou prou, par être confronté à cette épineuse question : comment éviter le"ronron" et rompre la série des éditions qui se suivent et se ressemblent d’un peu trop près ? Une des solutions c’est de changer de patron. L’autre, c’est de se dépayser, de plonger dans le monde pour y trouver l’air vivifiant de la nouveauté. Et qu’a choisi Tous Courts dans tout ça ? Les deux mon colonel.
Nouvelles têtes, nouvelle donneÀ la présidence, Jean-Paul Noguès aura donc la lourde tâche d’entamer le deuxième quart de siècle du
festival. Un nouveau départ placé sous le signe du prolongement et de
"la défense du court-métrage, dans ce qu’il a d’innovant, d’engagé, de dépaysant, de jubilatoire".
Cap donc sur les nouvelles cinématographies, avec un
festival plus que jamais ouvert sur le monde. 59
films, venant d’Asie, d’Europe de l’Est ou d’Amérique du Sud, ont été sélectionnés pour la compétition, histoire de rebattre les cartes d’un
festival dont la réputation de découvreur de talent n’est plus à faire.
A Aix et ailleursQuelques nouveautés émaillent cette 26ème édition de Tous courts. Les spectateurs découvriront par exemple la section Carnets de voyage, où plusieurs invités (Véronique Godard, Hélène Vayssières et Patrice Carré) nous ferons partager leurs "courts" de cœur, venu d’ici, d’ailleurs ou d’hier.
L’organisation évolue également, puisque désormais les sections auront droit à une double diffusion au Mazarin et à la Cité du Livre. Quant aux habitants du Pays d’Aix, ils auront le privilège de découvrir avant tout le monde, deux des programmes du
festival, dans la semaine du 24 au 28 Novembre. De bonnes raisons pour vivre une semaine riche en "Aix"périences.