Le parcours d'un combattantQu'on l'apprécie ou qu'on le déteste, on ne peut qu'admirer la ténacité et le courage avec lesquels ce jeune Bruxellois est parti conquérir l'Amérique. Initialement champion de karaté, puis tenancier d'une salle de gym,
Jean-Claude Van Damme décide, à 22 ans, de pratiquer "l'acting" Outre-Atlantique. Avec tout juste 2000 dollars en poche, et sans parler un mot d'anglais, il part ainsi pour Los Angeles. Alors qu'il enchaîne les succès (
Kickboxer,
Full Contact...), il peine à retrouver les faveurs du public à la fin des années 90, et sombre dans la cocaïne.
Van Damme face à Van DammeAprès s'être débarrassé de son addiction à la drogue, et avoir vainement tenté de retrouver le plébiscite des salles obscures (L'
Empreinte de la mort),
Van Damme reste raillé pour les propos décalés qu'il exprime sur les plateaux télé ("les cacahuètes, c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme"...). Avec le
film JCVD, le réalisateur
Mabrouk El Mechri (
Virgil) tente de restaurer avec humour le mythe fondateur de son idole face à cette image publique écornée. Incarnant son propre rôle,
Van Damme est au plus bas. De retour dans sa Belgique natale, il se retrouve au beau milieu d'une prise d'otages dans un bureau de poste dont les protagonistes sont interprétés par
Zinedine Soualem, François
Damiens, et
Karim Belkhadra.
Un contre-emploi dans une ambiance seventiesPortrait intimiste de notre comédien "aware" préféré,
JCVD n'en demeure pas moins un
film associant les genres du polar et de la comédie. Tout en souhaitant emprunter l'esthétique du cinéma des années 70,
El Mechri offre ainsi à
Van Damme l'opportunité d'étoffer son jeu dramatique en langue française.