Johnny Mad dog : Attention chien méchantProduit par
Mathieu Kassovitz,
Johnny Mad Dog avait fait souffler comme un vent de polémique sur le sable de la croisette en mai dernier.
Film choc pour les uns, fiction-documentaire nécessaire pour les autres, ce portrait trash et brutal d'
enfants soldats en Afrique ne laisse pas indifférent.
Des enfants qui jouent à la guerreAdapté du livre
Johnny Chien Méchant d'Emmanuel Dongala (2002), le
film se situe de nos jours en Afrique, pays ravagé par des guerres absurdes et une deshumanisation de plus en plus présente. Pour "survivre", Johnny, 15 ans est devenu un enfant-soldat qui vole, pille, et n'hésite pas à abattre tout ce qui croise sa route.
Dans une volonté de réalisme et d'objectivité, le cinéaste Jean- Stéphane Sauvaire a voulu montrer la guerre telle qu'elle est : tantôt cruelle, tantôt comme un événement subi, issue d'un monde parallèle et hors de toute réalité.
A l'instar de La cité de dieu de Meirelles, le
film dénonce une situation anormale, tout en relançant le débat sur l'expression d'une telle violence chez des personnages si jeunes.
Ich habe Hunger
Caméra d'or au dernier
festival de Cannes,
Hunger traite quant à lui de l'affaire Bobby Sands. En 1981, dans une prison d' Irlande du Nord, un groupe de prisonniers politiques de l'IRA, menés par le leader Bobby Sands (
Michael Fassbender), refusent de porter la tenue réglementaire des détenus ordinaires et entament une
grève de la faim.
Pour son 1er
film, le britannique Steeve Mc
Queen (pas le célèbre acteur, l'autre) signe une œuvre qui mêle l'histoire (pamphlet politique) et l'esthétisme d'un
film d'art et d'essai : plans séquences, violence des images, montage recherché, dialogues intelligents, dégradation des corps en sacrifice à des idéaux.
To fight or not to fight. Telle est la question…