Délices au pays des Merveilles
On ne présente plus Tim Burton. Cinéaste du fantastique, amateur d'Edgar Allan Poe et du cinéma expressionniste allemand, cet homme qui ne quitte jamais son costume ni ses lunettes noires a su créer au fil des années un univers étrange, atypique, chavirant entre morbidité poétique et tendres contes ensorcelés.
Ses inspirations favorites ? Les monstres. Malheureux, solitaires, timides, loufoques, il en a fait des héros attachants, toujours en marge de la société (Ed Wood, Edward aux mains d'argent, L'étrange Noël de Mr Jack, Beetlejuice...). Des êtres qui doutent, superbement.
De l'autre côté du miroir
En distillant une esthétique empruntant autant au cartoon qu'au gothique, au monde féerique de l'enfance (Charlie et la chocolaterie) autant qu'à la réalité du monde adulte (Big fish), aux films de la Hammer autant qu'au folklore populaire (Sleepy Hollow, Sweeney Todd) ou à l'univers du cirque et de la fête, Burton a su gagner l'estime des critiques autant que du public. Le monsieur sera d'ailleurs le président du prochain festival de Cannes, en mai.
En attendant, il revisite (très librement) l'histoire d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, donnant pour la première fois le rôle principal à une figure féminine (Mia Wasikowska, "secondée" par Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Anne Hathaway).
Et vous, vous êtes plutôt quel Burton ?
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