Actrice par hasard
Josiane Balasko n'est pas de ces actrices qui ont toujours rêvé de l'être. Elle explore, tente, sans vraiment trouver sa voie, et c'est par hasard qu'elle pousse la porte d'un cours de théâtre. Elle observe d'abord puis se prend au jeu et lorsqu'elle prononce sa première réplique l'auditoire est hilare, Josiane découvre sa fibre comique et compte bien s'en servir.
Les années café théâtre
Si la jeunesse change après mai 68, les théâtres eux restent attachés à un certain classicisme, ce qui n'est pas du goût des jeunes comédiens bien décidés à réveiller la comédie. C'est dans les cafés-théâtre que naît cette petite révolution. Les spectacles se montent sans beaucoup de moyens mais avec une bonne dose d'impertinence et d'ambition. Josiane Balasko fait partie de ce mouvement et rejoint au milieu des années 70 la troupe du Splendid. S'ensuivent une collaboration et une amitié qui donneront naissance à des films cultes comme la saga Les Bronzés ou encore Le père Nöel est une ordure.
Le goût de la transformation...
Lorsqu'elle débute sa carrière à 20 ans, Josiane Balasko est bien consciente de ne pas correspondre à l'image type de la jeune première et elle s'en réjouit, bien contente de ne pas avoir à faire le dur pari de bâtir une carrière sur un physique. Très influencée par la culture anglo-saxone qui accorde une large place au déguisement, elle prend le partie de la transformation. Chaque rôle est pour elle une nouvelle peau pour laquelle elle n'hésite pas à se grimer devenant ainsi une jeune femme plutôt ingrate dans Ma vie est un enfer une mégère alcoolique dans Un crime au paradis en passant par une mère déjantée dans Absolument fabuleux. Des masques qui lui permettent de passer du rire aux larme avec une facilité déconcertante.
...et des autres
Josiane Balasko a une tendresse particulière pour les personnages en prise avec le réel. Que ce soit une lesbienne dans Gazon maudit, une policière à la dérive dans Cette femme-là ou une concierge érudite dans Le Hérisson, le dénominateur commun reste la profonde humanité de ses personnages pas toujours si caricaturaux.
Loin de l'image de l'actrice attendant qu'on la rappelle, Josiane Balasko provoque ses rôles et les crées parfois en montant des pièces, réalisant des films, comme ce fut le cas pour son roman Cliente qu'elle adapte au cinéma en 2008.
Drôle, émouvante, déjantée, Josiane Balasko sait jouer sur tous les tableaux, quitte à en faire des tonnes mais on ne lui jette pas la pierre...Pierre.
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