![]() |
Hong-Kong - 2004 - 2H00 -
Genre : Comédie dramatique
Tout public Date de sortie : 01/11/2003 Un film de : Wong Kar-Wai Avec : Gong Li, Maggie Cheung, Tony Leung Chiu-Wai , Zhang Ziyi... Site Officiel |
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elle ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046.
Sélection Officielle en Compétition - Festival de Cannes 2004
Réalisateur : Wong Kar-Wai
Avec : Tony Leung, Gong Li, Ziyi Zhang, Takuya Kimura, Faye Wong, Carina Lau, Chang Chen, Wang Sun, Siu Ping Lam, Maggie Cheung
Wong Kar-Way, dans 2046, nous expose à sa façon une histoire d’amour comme il sait si bien les raconter : impossible. Le style de ce réalisateur chinois est magnifique, la beauté de ce film est autan dans les émotions que dans le visuel. La beauté de la langue en rajoute encore, on pourrait même sentir les odeurs de Hong Kong… Les acteurs communiquent leurs émotions à la perfection, c’est tout simplement beau ! Le sujet (un écrivain de science fiction tombe amoureux d’une androïde) peut paraître particulier quand on a vu In the mood for love, mais en regardant le film, on ne doute plus, Wong est un Grand ! Seul point négatif, comme son précédent film, le scénario est un peu trop complexe. En sortant du cinéma, on est tout heureux, on se sent bizarre mais bien, on y repense longtemps après.
Ce voyage à 2046 ne se fait pas sans mal tant nous y sommes, pour notre plus grand plaisir, malmenés émotionnellement. La déconstruction narrative nous plonge au coeur d'une vérité humaine, qui ne se saisit ni avec sa tête, ni avec son coeur mais de tout notre être. Des amours factices, subtituts ennivrants, qui nous plongent dans une mélancolie esthétique, reflet de nos drames silencieux.
