
"Je suis publicitaire : eh oui, je pollue l'univers"
Octave, jeune concepteur-rédacteur dans une agence de pub parisienne, règne sur les goûts et les désirs des consommateurs. Il est le roi du monde. Or, blasé par les coulisses peu recommandables de son métier, il va tout mettre en oeuvre pour se faire licencier - c'est ça ou la dépression. Mais tout va basculer...
D'après le roman de Frédéric Beigbeder, 99 Francs, vendu à plus de 500 000 exemplaires (éditions Gallimard).
Film en promotion ou produit de luxe ? La critique est on ne peut plus réservée. Pour Télérama, on connaît la chanson et le message du film est daté, d'autant que "Jan Kounen a la main lourde". Si certains, comme Le monde, saluent "un trip acide dopé (…) aux trouvailles visuelles", Libération enfonce le clou avec délicatesse en désignant le film comme un "tas d'excréments".
De même, bon nombre d'entre vous de crier à l'escroquerie. "Nul de nul et en plus avilissant pour l'être humain", s'indigne val2b. "Confondant de bêtises", crie jderehain2000, Jean Dujardin est "saoulant", s'énerve roy.robert. "Un four (…) mélange de Las Vagas Parano et de prétention", nous dit annie17.
Pour une fois, les critiques et le public semblent assez d'accord.
Mais d'autres on compris le film autrement. C'est "la vérité crue, cuite à l'arsenic et flambée à l'acide sulfurique" pour méditerranée, "le côté un peu trash, vulgaire et très créatif sert parfaitement le sujet" chez Ebubu, c'est même "un excellent pied de nez à notre société" pour affcaro. Et Dujardin est "bluffant" car "il est arrivé à s’effacer derrière le rôle", souligne Bii, qui pense aussi que "la France a trouvé son Fight Club".
Attention donc, film peut-être plus réservé a un public averti qu'aux fans de l'humour de Jean Dujardin.
Rôle dans ce film : Octave
Rôle dans ce film : Charlie