Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Film en promotion ou produit de luxe ? La critique est on ne peut plus réservée. Pour
Télérama, on connaît la chanson et le message du film est daté, d'autant que
"Jan Kounen a la main lourde". Si certains, comme
Le monde, saluent
"un trip acide dopé (…) aux trouvailles visuelles",
Libération enfonce le clou avec délicatesse en désignant le film comme un
"tas d'excréments".
De même, bon nombre d'entre vous de crier à l'escroquerie.
"Nul de nul et en plus avilissant pour l'être humain", s'indigne
val2b.
"Confondant de bêtises", crie
jderehain2000, Jean Dujardin est
"saoulant", s'énerve
roy.robert.
"Un four (…) mélange de Las Vagas Parano et de prétention", nous dit
annie17.
Pour une fois, les critiques et le public semblent assez d'accord.
Mais d'autres on compris le film autrement. C'est
"la vérité crue, cuite à l'arsenic et flambée à l'acide sulfurique" pour
méditerranée,
"le côté un peu trash, vulgaire et très créatif sert parfaitement le sujet" chez
Ebubu, c'est même
"un excellent pied de nez à notre société" pour
affcaro. Et Dujardin est
"bluffant" car
"il est arrivé à s’effacer derrière le rôle", souligne
Bii, qui pense aussi que
"la France a trouvé son Fight Club".
Attention donc, film peut-être plus réservé a un public averti qu'aux fans de l'humour de Jean Dujardin.
Le 01/10/2007 - Par Jeremy Noé
Les critiques de presse
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Cahiers du Cinéma
- Emmanuel Burdeau
Le 04/10/2007
[99 francs] estun vieux film, dix ans d'âge : la satire de la publicité y tourne sciemment en rond, dans une dénonciation de ses procédés qui leur doit encore beaucoup. (...) Dans le rôle d'Octave, Jean Dujardin vise carrément la métempsycose.
Elle
- Héléna Villovitch
Le 24/09/2007
Il faut reconnaître (...) qu'il s'en sort bien, Jan Kounen, même si son "Fight Club du yaourt" (...) nous agaçe beaucoup. (...) Il y a une cohérence dans ce gigantesque spot publicitaire gonflé de gadgets visuels, d'effets spéciaux et de dessins animés.
Le Figaroscope
- Marie-Noëlle Tranchant
Le 28/09/2007
Jan Kounen signe une comédie satirique bien rythmée du monde de la pub et de ses artifices. Malgré la noirceur finale, le film reste plus amusant que vraiment virulent, mais il y a de bonnes trouvailles et on ne s’ennuie pas.
Le Monde
- Jean-Luc Douin
Le 29/09/2007
Un trip acide dopé aux slogans irrévérencieux, trouvailles visuelles et clins d'oeil (...). On n'y est pas tout à fait sûr que les vannes débiles de ses personnages ne le font pas rire. Mais à cent lieues de tout désir d'identification, on s'y amuse aussi.
Les Inrockuptibles
- Amélie Dubois
Le 27/09/2007
La caricature prend le pas sur la satire et s'avère particulièrement vulgaire sous les traits d'un Jean Dujardin suintant la lourdeur et pétri d'une autosatisfaction qui dépasse de loin les caractéristiques de son personnnage de publicitaire branché.
L'Express
- Julien Welter
Le 27/09/2007
Kounen s'amuse des codes du récit, nourrit son histoire de digressions souriantes, truffe son scénario de références à des marques, jusqu'à faire de son film un produit. Mais qu'il présente avec un gros clin d'oeil.
Libération
- La rédaction
Le 26/09/2007
Sans doute fallait-il prendre sa plus belle plume, affûter ses arguments, pour fouiller et analyser ce gros tas d'excréments intitulé 99 F. Au moment de passer à l'action, le coeur nous manque. (...) Compte tenu du déplafonnage aux champignons magiques de Kounen dès l'âge de 5 ans et demi, il ne fallait pas s'attendre, il est vrai, à un sommet de clairvoyance.
TéléCinéObs
- Charlotte Lipinska
Le 26/09/2007
Le film de Jan Kounen reste fidèle au best-seller de Frédéric Beigbeder et ne manquera pas de réjouir ses fans. D'autant que Jean Dujardin enfile avec aisance ce costard déjanté (...).
Télérama
- Aurélien Ferenczi
Le 26/09/2007
Jan Kounen n’a jamais fait dans la dentelle, il a encore une fois la main lourde, incapable de doser la vulgarité (surabondante), l’excès (étriqué), voire la pensée (vacillante). Cracher dans la soupe est un art : Frédéric Beigbeder y a excellé ; Jan Kounen est moins adroit, encore fasciné par ce qu’il dénonce.
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