
Histoire d'amour péruvienne
Une histoire d'amour entre un paysan basque et un immigré péruvien.
Ander a la quarantaine passée, il est paysan et vit dans un coin perdu de la Biscaye avec sa soeur Arantxa et leur vieille mère. Il mène une existence monotone et ne connaît que le travail, que ce soit à la ferme ou dans l'usine voisine. Alors qu'Arantxa doit bientôt se marier et laisser Ander s'occuper seul de leur mère, celui-ci se casse la jambe et doit rester plâtré pendant deux mois.
Pour l'assister dans ses tâches, la famille embauche José, un travailleur péruvien.
Premier long métrage du jeune galicien Roberto Caston (37 ans), "Ander" est un très beau film, juste et sensible, sur la thématique de la sexualité en milieu rural. Ou plutôt, les sexualités : hétéro, homo, prostitution. Sur ce sujet délicat, rien dans ce film n'est racoleur. Tourné au Pays Basque dans la région de Durango, parlé en basque et en castillan, "Ander" dépasse les 2 heures, mais vraiment, on ne s'en rend pas compte !
Alors là c'est du petit bijou taillé par l'air de la montagne, la dureté des gens qui y vivent, et la simplicité de ce qui s'y joue. Même si un des sujets, l'homosexualité en milieu rural, est complexe, c'est l'Homme qui dirige la caméra, avec tout ce que ça contient de bon et de médiocre. Mais c'est touchant, vraiment. Bien sûr, les adeptes de mouvements et d'effets spéciaux risquent de s'ennuyer ferme, car une lenteur nécessaire à tous ces chemins de traverse soutient aussi l'histoire. Mais un adepte d'Avatar risque fort peu de se retrouver dans une salle pour ce film. Bref, des sujets lourds sont vécus de plein fouet : homophobie, racisme, machisme, rêves brisés, et comment atteindre le bonheur comme on arrive au sommet, avec un contentement simple face au paysage. Des films comme celui-là sont de belles inspirations... A voir !
Rôle dans ce film : Ander
Rôle dans ce film : Inaki