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Americain - 2003 - 1H32 -
Genre : Fantastique
Un film de : Don Coscarelli Avec : Bruce Campbell Site Officiel |
A la maison de retraite de Mud Creek, Sebastian Haff prétend être le véritable Elvis Presley. Seul son compagnon Jack, un Noir qui se prend pour JFK, le croit. Les 2 hommes s'ennuient à mourir, jusqu'à ce que la momie Bubba Ho Tep commence à décimer un par un les pensionnaires de l'établissement. Enfin une distraction.
Alors on prend une maison de retraite visitée la nuit par une momie un peu perdue, deux retraités qui se prennent pour le président Kennedy et Elvis... on mélange avec l'acteur Bruce Campbell, connu pour ses interprétation des 3 Evid Dead (et néamoins meilleur ami du réalisateur Sam Raimi) et on y ajoute des répliques bien tordantes et des références kitch... on agite (surtout avec du karaté de papi) et on obtient cet ovni qui nous a rafraîchi. C'est simple mais efficace. Quand on sait que Bruce C. n'avait rien fait d'intéressant depuis longtemps, le revoir en tête d'affiche réconfortera ses fans et ça rappelera ses anciennes participations aux films comico-horreur.
Oui, je sais, ce film n'a aucune prétention intellectuelle, pas de références culturelles évidentes, mais comment résister à un tel joyau de divertissement. Un des meilleurs moments passés au cinéma depuis longtemps. Un script bien déjanté, un humour noiro-burlesque genre Une nuit en enfer ou Brain dead, et quelques numéros d'acteur (déhanchements d'Elvis sexagénaire) en salade, avec de-ci de-là Le détail qui tue (essayez de capter les hiéroglyphes soufflés par la momie, vous risquez de voir passer une ou deux représentations surprenantes). Ce film est un petit chef-d'oeuvre de subtilité, ce n'est peut-être pas le style d'humour de tout le monde, mais moi j'ai adoré. Pour une fois qu'un film américain nous sert autre chose que du rire gras à la truelle, façon je-suis-un-super-winner-alors-je-me-permets-d'en-faire-des-tonnes. Hé oui, même au ciné on veut voir des films avec des gens comme les autres, réalisé par des gens comme les autres. Petite parenthèse perso, mais comment faites-vous pour vivre dans un monde aussi étouffant et éreintant que celui proposé par les standards commerciaux du film américain ?

