
Essai réussi pour le dernier film de Marc Fitoussi. Télérama, qui souligne la bonne prestation d'Isabelle Huppert et une "fantaisie qui transcende des situations tristounettes", va même jusqu'à parler de "francisation réussie" d'un genre typiquement américains, ces feel good movies supposés nous faire sortir des salles plus joyeux. L'Express, lui, critique un certain manque de relief mais apprécie ce "portrait simple mais joli".
Tout d'abord, les internautes ont ri : Lventriloque parle même "d'une omniprésente vitalité". Puis, c'est la critique sociale du réalisateur qui a plu : "le jugement des apparences, la difficulté de trouver un travail et les bassesses des chefs pour que les collègues se tirent dans les pattes" (lara653). Isabelle Huppert y est aussi pour quelque chose, actrice "authentique et merveilleuse" d'après Islander. Quant au fond, Lventriloque résume tout : "Ce film, sur fond musical brésilien prometteur, avec de la couleur là où on crève de froid, est fait pour les dépêtrées d'un blocage comparable ou qui sont pieds joints dedans (Isabelle Huppert jouant ici avec sa vraie fille dans la vie) ."
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Entre satire sociale sur une fêtarde au turbin et comédie dramatique sur une maman délaissée par sa fille, Copacabana est à l'image du plat pays qu'il met en scène: sans relief. Comme dans le précédent film de Marc Fitoussi, La Vie d'artiste (2007), l'humour se savoure sans provoquer de grands émois. Reste le portrait simple mais joli d'une femme en train de grandir, après quarante ans d'immaturité.
Un peu à la façon du récent Mammuth avec Depardieu, Copacabana offre donc un double attrait : une partition brillamment renouvelée pour une star nationale, et une fantaisie qui transcende des situations tristounettes, sans verser pour autant dans la guimauve. En ce sens, le film est un exemple de francisation réussie d'un genre typiquement américain, ces feel good movies supposés nous faire sortir des salles plus joyeux. En exergue, on aurait bien vu le fameux mot d'Ingrid Bergman : le bonheur, c'est une bonne santé et une mauvaise mémoire...