
Non que la suggestion du titre soit inintéressante, mais le premier long-métrage d’Hubert Gillet n’a pas emballé les foules. Et si les quelques internautes ayant fait le déplacement ont une indulgence estivale pour Dans tes bras, la presse, elle, ne fait pas de quartier.
A commencer par les Inrocks qui fustigent la facture du film "d’une fadeur à baisser les bras et les yeux". Pas de détails non plus chez Libération qui parle d’un "retour soporifique sur les tourments de l’adoption". Bien. Et les autres ? On oscille entre la bienveillance pour des acteurs "merveilleux" (Le Figaroscope) et l’indifférence polie.
Ils sont deux, jusqu’à présent, mais nos cityreporters sont moins durs avec Hubert Gillet. Son "joli film" et un acteur "époustouflant" ont séduit mob666. Lventriloque regrette quant à lui "les dialogues plats" et le manque "d’audace" de l’ensemble. Allez, un câlin et au lit.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Un premier film autobiographique sans prétention technique, avec des acteurs merveilleux. Michèle Laroque, pleine de naturelle, est épatante. Quant à Martin Loizillon, c'est une révélation.
Dans tes bras distille le sentiment que le monde tourne plus rond avec des femmes aimantes. Un monde où tout le monde a ses raisons, y compris la mère "indigne".
La facture est d’une fadeur à baisser les bras et les yeux [...] le naturalisme davantage synonyme d’anonymat que d’honnêteté, les acteurs ruminants qu’on voit se téléporter dans le ça se discute qui suivrait la diffusion. On se détache très vite de toute implication.
Aucun jugement, aucune emphase. On aurait aimé un ton, une patine moins sage, mais l'interprétation du jeune Martin Loizillon et de Michèle Laroque pallie ces péchés véniels d'un auteur trop impliqué dans son projet pour le sortir de ses ornières.
Retour soporifique sur les tourments de l’adoption.
Tout se passe dans les regards et dans le lien qui unit la mère à son fils : poignant.
On y croit, à cet adolescent en désarroi. Sans doute parce qu'il est interprété par un jeune acteur aux traits enfantins et au nom prédestiné : (Martin) Loizillon.