![]() |
Titre original : Warm Water Under A Red Bridge Japonais - 2001 - 1H59 - Genre : Comédie dramatique Tout public Date de sortie : 01/11/2000 Un film de : Shohei Imamura Avec : Koji Yakusho |
Sans travail, Yosuke se rend dans un village où, dans une maison près d'un pont rouge, se trouverait une jarre contenant une statue de Bouddha en or. Il va surtout y rencontrer Saeko, une femme étrange et kleptomane, qui possède un don magique sur la nature grâce à l'eau qu'elle sécrète en éprouvant un plaisir charnel...
J'ai loué ce film pour un peux changer. Très beau film avec beaucoup d'humour et un très grand plaisir à suivre cette histoire pour le moins originale.
Shohei Imamura est un cinéaste prestigieux, l'un des rares à avoir obtenu deux fois la Palme d'or à Cannes (La balade de Narayama, L'anguille). Son dernier film, "De l'eau tiède sous un pont rouge", est sorti sur nos écrans à la fin de l'année 2001. Quelque part à Tokyo. On découvre un vieillard mort dans son abri de fortune. Il n'était connu que sous son prénom de Taro, ses rares amis parlent de lui, il leur avait confié le lieu d'un trésor. Sasano, licencié, sans emploi, fait partie de ces traîne-savates. Il part à la recherche du trésor. En suivant les indications, il découvre une vieille femme un peu folle qui prédit l'avenir et sa petite fille, belle jeune femme qui se donne rapidement à lui. Lors de l'orgasme, elle libère des flots d'eau qui coulent jusqu'à la rivière voisine, où la pêche sous le pont rouge est subitement miraculeuse... Un marathonien africain s'entraîne sous les ordres d'un coach tyrannique, Sasanno prend la défense, en vain mais sa générosité lui vaut une offre d'emploi comme pêcheur. Ce qu'il accepte pour rester auprès de l'étrange belle... Et après ? Pas grand chose pendant une heure puis un vague dénouement plutôt arbitraire et peu convaincant. Il y a sans doute des sens cachés à rechercher mais je n'ai trouvé dans ce film que l'ennui, on se lasse très vite de la tisane de ce film sans passion aux personnages arbitraires et artificiels ! Du coup on s'amuse à regarder les prouesses de caméra pour éviter de montrer la moindre pilosité ou le plus petit bout de sein durant les scènes intimes afin d'éviter les foudres de la prude censure nippone... On ne reconnaît guère la patte du maître dans ce film. Certes il montre ce Japon en marge qu'il évoquait déjà dans l'Anguille mais il a perdu son coup de caméra depuis ! Coup de pompe ou coup de vieux ? Une note positive quand même, les deux acteurs sont très bons, ce sont d'ailleurs les mêmes que dans l'Anguille. Bref, ce film est bien décevant, revoyez plutôt l'Anguille !
