
Faites l'amour, pas la guerre
À la suite d'une expérience troublante, Bertrand, la quarantaine, se laisse entraîner par un
homme dans un lieu isolé et utopique. Il y rencontre Uma, une charismatique italienne, qui prône le plaisir permanent. Mais aujourd'hui, atteindre le plaisir est une guerre. Bertrand se laisse alors doucement aller et décide de devenir un guerrier.
Rares sont les films où la dichotomie entre les internautes et la presse est si marquée, et De la guerre de Bertrand Bonello en est un.
Le peu d'avis d'internautes déposés est en effet plutôt négatif, voire très négatifs : "Au secours !" lance Loumatin et de rajouter "Non seulement ce film est ennuyeux mais il est aussi d'une tristesse morbide". Dans le même état d'esprit, coussine évoque "l'ennui" et "l'envie [de] sortir de la séance au plus vite."
Côté presse, changement radical de ton. Le Monde parle de "beauté", de "puissance d'évocation", de "richesse de la matière cinématographique". On aurait presque l'impression de ne pas traiter du même film. Dans la même lignée : "un éclat de joie" selon Libération ou encore "prophétique" selon Les Inrockuptibles. Seul Télérama se distingue en regrettant la "tendance" du film de Bonello "à ployer sous les références".
Biographie de Mathieu Amalric
Biographie de Asia Argento