
Avec un sujet aussi sensible que celui de l'immigration, Costa Gavras ne pouvait que diviser. C'est chose faite, aussi bien chez la critique que les internautes, pour cet Eden à l'Ouest qui pose le débat.
On retrouve donc une critique mitigée pour ce film : d'un côté, le réalisateur ne retrouve pas la force de ses œuvres d'antan avec cette "fable lourdingue" au "propos convenu" (L'Express) et qui peine à trouver "le ton juste". De l'autre, cette "fantaisie douce-amère" (Télérama) devient un "film agile" (Libération) dont le propos politique résonne fortement.
Si xmrxjp est déçu, et que fbourgeaud reproche au film sa crédibilité et trop de clichés, ioannites met en avant l'humanité qui en ressort, ses qualités de mise en scène et demeure inflexible : "Il s'agit d'un grand film".
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Paralysé par le sujet à la fois humain et très politique de l'immigration clandestine, Costa-Gavras se noie dans les bons sentiments sans jamais trouver le ton juste.
Optant pour un ton de comédie amère, avec un héros candide, quasi burlesque, quasi muet et sans la moindre zone obscure, le film affiche son message humaniste. On peut aussi prédire que cette satire est promise à être décryptée dans les cours d'éducation civique.
Le cinéaste emblématique de la fiction de gauche des années 70 est toujours actif et livre une “fiction de gauche” des années 2000, plus désenchantée et moins combative qu’il y a trente ans, toujours engagée mais moins certaine d’un avenir meilleur.(...) C’est la politique des Berlusarkortefeux qui est implicitement dénoncée ici. Le sujet et le propos sont pertinents, mais le récit et la mise en scène trop démonstratifs, à l’emporte-pièce, nez collé à la vitre du vouloir-dire.
Las ! pour la première fois de sa carrière, Costa-Gavras s'est planté. Le propos est convenu, le traitement est basique, la conclusion, vaine. Du coup, on suit d'un oeil torve cet exposé tragi-comique dont on ignore s'il s'agit d'une fable lourdingue ou d'un drame ridicule. Un très mauvais film, ça, c'est sûr.
Eden à l’ouest est un film agile - y compris dans le maniement de la caméra - sur un sujet grave, qui fait le choix de superposer la farce cruelle au fatalisme socio-économique. Costa-Gavras se penche sur le sort des clandestins dans une fable caustique.
Fable sur l'exclusion et la solidarité, Eden à l'ouest en dit autant sur la condition des immigrés clandestins que sur la mentalité de leurs pays « d'accueil ». Cette fantaisie douce-amère raconte la fuite éperdue d'un jeune homme, Elias, natif d'une contrée imaginaire et qui, chassé par la misère, cherche son eldorado.