
Erreur de la banque en votre faveur semble être "la" comédie depuis longtemps attendue cette année. Si la réalité demeure une source d'humour réussie pour certains, d'autres, et la presse en tête, ne trouvent pas toujours ça drôle.
Les spectateurs saluent le talent des réalisateurs à s'approprier l'actualité pour en tirer des situations comiques : "La salle était pliée en deux" précise patoushka. C'est dire si les spectateurs sont ravis. Tout y est : le ton satirique "qui colle à l'actualité" (coussine), des dialogues pétillants, des acteurs au diapason… tous les ingrédients d'une bonne comédie s'y trouvent . "De la vraie "dentelle" résume jdesert.
Du côté de la presse, les avis sont radicalement partagés. "Pas très marrant" assure Télérama. "Jamais drôle" confirme L'Express. Si Libération est plus mitigé, Métro ne tarit pas d'éloges pour cette "farce caustique" où le duo Lanvin-Daroussin "fonctionne mieux que jamais". Cette "piquante comédie" (Les Inrocks) reste fortement recommandée.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Gérard Lanvin et Jean-Pierre Darroussin dans une comédie caustique et tendre, en phase avec la réalité et l'actualité.
Scénaristes de la saga du Sentier, [Michel Munz et Gérard Bitton] sont passés à la réalisation. A la vision d'Erreur de la banque en votre faveur, on se rend vite compte qu'ils n'ont rien perdu de leur talent de professeurs d'économie.
Certes, Munz et Bitton laissent l’intrigue aller un peu à vau-l’eau en fin de parcours alors qu’il faudrait resserrer les boulons, mais cette piquante comédie prouve que l’humour populaire à la française n’est pas condamné aux gros sabots.
Erreur de la banque en votre faveur s'annonce comme une comédie. Problème majeur : elle n'est jamais drôle. Jamais. [...] Tout sent le film calibré pour une soirée télé en pantoufles où chaque situation flemmarde et s'étire à la recherche d'un consensus tellement mou (plaire à tout le monde) qu'il finit par s'étaler aussi platement que le CAC 40 un soir de novembre.
Munz et Bitton ont mélangé un de leurs thèmes de prédilection - l’argent et ses turpitudes - et un acteur qu’ils adorent - Gérard Lanvin. Curieusement, c’est sans doute leur film le moins drôle, les meilleures répliques ne perçant jamais le lourd orage mélancolique qui menace.
Le couple [Lanvin / Darroussin]fonctionne mieux que jamais. [...] Une farce caustique, donc, et corrosive sur notre fragile bulle financière (peu avant qu’elle n’éclate), qui n’est pas dénuée de cynisme, ni d’humanité.
En fondant leur histoire de David et Goliath sur le délit d'initiés (un vieux truc des années 90), le tandem accouche d'une comédie populo-pépère franchement datée. (...) Pas très marrant, finalement...