
Coupe du monde oblige, Michael Youn semble vouloir paraphraser les footballeurs. Vu à la TV = sécurité, Fatal reprend donc les recettes du personnage éponyme et les recycle sur grand écran. Le public n’est pas tout à fait dupe, mais la presse est indulgente.
Un poil ironique mais satisfait tout de même, L’Express parle d’un "truc balzacien mâtiné de Borat" mais dont la principale qualité est d’être "drôle, très drôle". L’humour, c’est d’ailleurs le moins qu’on puisse attendre d’une comédie "pas si con" (Télérama), "cocasse, tendre et drôle à la fois" (Le Figaroscope).
On marche sur la tête. La presse est conquise, quand les spectateurs, eux, ont parfois du mal à rire à "un film fait de clichés et de blagues douteuses" (bonono) qui peine à séduire "les plus de 35 ans" (The42). Finalement, pour corinne.du27 "Michael ne change pas", on sait donc à quoi s’attendre. Fatalement.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Michaël Youn devant et derrière la caméra. Sa comédie est, disons-le, cocasse, drôle et tendre à la fois, excessive. Et on ne s'en plaindra pas.
Un truc balzacien. Pas moins. Disons du Balzac mâtiné de Borat. Et drôle. Très drôle. Et ce, pour six raisons. 1. Michaël Youn a l'humour grinçant, l'auto-dérision, permanente, et la connerie, festive. 2. Pour avoir déjà parodié le milieu musical, il sait de quoi il parle. 3. Il ne donne aucune leçon de morale. 4. Il sait faire vivre les seconds rôles (Stéphane Rousseau, Armelle, Fabrice Eboué, Isabelle Funaro). 5. Sa mise en scène tient bien la route. 6. Il ose tout. C'est même à ça qu'on le reconnaît.
Michaël Youn est un acteur calamiteux. Les spectateurs d'Iznogoud en savent quelque chose. Reconnaissons-lui au moins une certaine constance : il joue toujours aussi mal dans Fatal, son premier film en tant que réalisateur. [...] Masochiste comme ces enfants qui cassent leurs propres jouets en riant, Youn accepte même de se faire voler la vedette (dans le scénario et sur l'écran) par un minet de « l'électro-bio », interprété avec un vrai talent burlesque par Stéphane Rousseau. Pas si con, donc...