
Les critiques sont très partagés quant à cet opus. Guillemette Odicino-Olivier de Télérama va droit au but : "Soit [le spectateur] est inscrit à Poudlard depuis cinq ans, sans manquer un seul cours de défense contre les forces du Mal, et il prendra plaisir à connaître la suite. Soit il est peu fidèle à Harry, et cet épisode lui semblera trop peu spectaculaire, voire abscons". Un sentiment que résume aussi très bien cervantès : "Honnêtement j'ai pas lu les livres, et visiblement c'est la que le bât blesse. A plusieurs moments le jeu très approximatif des acteurs m'a fait sortir du film, alors que ceux qui ont lu le livre étaient concentré sur l'histoire et les éléments qui n'ont pas été adaptés. Très poussif !" (1 étoile)
Ce qui n'empêche pas le film de récolter chez vous une moyenne de presque 4 étoiles sur 66 avis. Voir celui de sigere35: "Le film est très bien léché : effets spéciaux en pagaille, belles images, couleurs adaptées, beaux décors, les acteurs, malgré leur évolution physique plus rapide que ne le dit le livre (...), ne détonnent pas. De et deux bonnes heures de détente". Les voies de la magie sont impénétrables.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le professeur Ombrage est une version magique des fonctionnaires de 1984 (...) Mais l'allocation de détails, d'humour et d'inventivité allouée à cette facette du récit semble s'être faite aux dépens de ce qui demeure l'essentiel de la série Harry Potter, version cinéma : le récit d'une éducation politique et sentimentale menée en temps réel (..).
Cela sera difficile de se remonter le moral dans nos salles de cinéma en cette semaine de juillet. Pour renforcer les nuages qui persistent et signent, David Yates ne nous gâte pas avec Harry Potter et l'ordre du phénix, le dernier volet (enfin, espérons-le) de la série interminable du magicien volant à binocles (...).
Dans ce cinquième volet, l’heure est venue de choisir son camp. Et d’abord pour le spectateur. Soit il est inscrit à Poudlard depuis cinq ans, sans manquer un seul cours de défense contre les forces du Mal, et il prendra plaisir à connaître la suite. Soit il est peu fidèle à Harry, et cet épisode lui semblera trop peu spectaculaire, voire abscons.