
Difficile de résumer les avis sur le dernier Harry Potter. Un certain nombre émanent en effet d'internautes qui n'ont pas vu le film. Nous allons nous concentrer sur les autres.
Et c'est très partagé ! D'un côté il y a les inconditionnels du petit magicien qui sont conquis : "il décoiffe" (ccdille72) et même "un des meilleurs de la saga" selon anthony37. Un petit peu moins enthousiastes, certains regrettent le final "décevant" (nanadey) et même "bâclé" (roimichael70). Ils sont tout de même quelques-uns à s'avouer déçus (cassissoulet, liely22, captain-avoin, sophiechauveau). Bref du côté des internautes, le bilan autour de ce 6ème opus est très contrasté...
Côté presse, le débat est moins passionné et... plus indulgent ! 20 minutes a apprécié les effets spéciaux "éblouissants" et les héros "toujours plus attachants". "C'est très beau" pour L'Express et le film "brasse des torrents d’émotions" selon Métro. Reste Libération qui juge l'ensemble "sans surprise" et Le Monde qui regrette "l'innocence artificielle" qui y est injectée.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
David Yates s’est montré très fidèle au roman dont il a restitué les émotions. Les effets spéciaux sont éblouissants, notamment lors d’une scène d’ouverture à couper le souffle. On se régale également du côté des comédiens. Les méchants sont épatants: Alan Rickman fait passer de doux frissons dans le dos, Helena Bohnam Carter cabotine avec délices et le jeune Tom Felton (Drago) est détestable à souhait. Quant aux héros, ils se révèlent toujours plus attachants.
Harry Potter 6, coincé entre l'absence de suspense sur le dénouement de la saga et une innocence artificielle. Tome de transition dans cette descente dans les ténèbres, Le Prince de sang-mêlé se contentera d'un seul film, dans lequel il a fallu caser 720 pages en deux heures et demie. Le travail d'élagage auquel s'est livré Steve Kloves (auteur de tous les scénarios de la série, à l'exception de L'Ordre du Phénix) est spectaculaire : des pans entiers de l'intrigue (tout ce qui concerne le ministère de la magie), des batailles rangées et des personnages ont fini dans sa corbeille à papier.
Le metteur en scène donne de l'ampleur à ses cadrages, tempère le rythme et soigne l'émotion. C'est très beau. Si le scénario manque encore un peu d'action, la franchise Potter s'éveille enfin de sa sieste.
Le Prince de sang-mêlé joue sur deux versants distincts. En premier lieu, la poursuite de l’histoire principale, sans surprise, dans laquelle Harry doit déjouer un complot fomenté par son ennemi de toujours, Lord Voldemort. Les bastons face aux forces maléfiques donnent lieu à une palette d’effets spéciaux de bonne tenue et, comme escompté, le recours à la magie produit son effet gadget.
Cet épisode brasse des torrents d’émotions, pas noyées par des effets spéciaux spectaculaires et bien dosés. Les seconds rôles sont toujours aussi soignés [...]. La mise en scène réussit à captiver chaque seconde en créant des atmosphères funèbres et glacées ; une noirceur accrue qui promet des merveilles pour le dernier volet, divisé en deux parties, qui sortiront en 2010 et 2011.