
La fin est proche. L'avant dernier volet de la saga Harry Potter est plus adulte, "ténébreux et inquiétant" (Le Figaroscope) comme on pouvait s'en douter. Un univers "gris-bleu, froid et désespéré" (Le Monde) évoquant une sortie de l'enfance terrible qui fait dire à L'Express que c'est "l'un des meilleurs de la série". Si Libération est envoûté par les "digressions enchantées", Les Inrockuptibles sont déçus par ce volet, "incapable de transmettre la frénésie narrative de J.K. Rowling" et qui combat mollement le côté obscur de la force. Un bémol également pour l'acteur Daniel Radcliffe, "aussi lisse et transparent que le verre des fameuses lunettes de son personnage" (Télérama).
Et les internautes ? Ben, il y a ceux qui n'ont pas accroché : "2h25 minutes dont 1h30 d'ennui profond" pour le révérend, un avis partagé par prof-68 : "on ne comprend rien, c'est décousu, même les scènes d'action sont ennuyeuses".
De l'autre côté, il y a les fans. Ce "blockbuster oppressant à souhait" (jacen49) a ravi par ses "paysages sylvestres, rupestres et enneigés" (Riton32), ses "passages grandioses en termes de photographie" (islander), ou encore ses "méchants qui ont la grosse classe et le monopole du look" (virago).
En bref, si ceux qui n'ont pas lu les livres peuvent être déroutés, voire frustrés, et trouver quelques longueurs, cet épisode est "de loin le plus fidèle au livre" pour adolly.
Attention toutefois à ne pas emmener les tout petits, car quelques scènes peuvent être choquantes et effrayantes.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Les Reliques de la mort est une œuvre ténébreuse et inquiétante, plus adulte, dont l'ambition est de se positionner dans la catégorie des films d'auteur. Plus intimiste aussi, ce septième opus repose sur l'interprétation de Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint. Après dix années de bons et loyaux services, leur jeu s'est étoffé. Seul bémol : le rythme, considérablement ralenti par la fuite et les errances des trois héros, entre forêt et paysages de fin du monde.
En attendant l'affrontement final, le monde de Potter reste gris-bleu, froid et désespéré.
Avant-dernier épisode d'une saga essoufflée. Incapable de transmettre la frénésie narrative de J.K. Rowling, Yates ne parvient pas non plus à y intégrer la noirceur de jais du roman. Composant des plans gris sur gris il tue dans l’œuf tout souffle épique, à l’exception d’un prologue assez terrifiant et d’une séquence animée somptueuse.
Si les romans de J. K. Rowling ne mégotent pas sur les douleurs de l'adolescence (Voldemort comme double innommable de Harry), les films, et surtout celui-ci, donnent de cette sortie de l'enfance une vision d'une noirceur plus terrible encore. C'est d'ailleurs le point réussi de ce septième volet, l'un des meilleurs de la série.
L’intrigue est minimale, l’essentiel du film se composant de digressions enchantées. Aucun accord frappé, l’écoute est strictement horizontale et les actions se suivent en remettant toujours à plus tard la résolution. C’est beau comme les scénarios de Wagner pour le Ring, un peu boiteux, mais explosif quand on revoit tout depuis la fin.
[...] le côté obscur de la Force est mollement combattu. [...] Qu'est-il arrivé à Harry Potter, ou du moins à son interprète, Daniel Radcliffe ? Aussi lisse et transparent que le verre des fameuses lunettes de son personnage