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Titre original : Slither Americain - 2005 - 1H36 - Genre : Horreur Interdit - 12 ans Date de sortie : 04/01/2006 Un film de : James Gunn Avec : Elizabeth Banks, Nathan Fillion, Michael Rooker Site Officiel |
Effrayant, gore et sexy
Epoux frustré, Grant se voit inoculer un germe mortel par une masse gélatineuse venue de l'espace. Libérant ses pulsions, Grant devient en quelques jours un monstre sanguinaire et difforme, donnant naissance à une série de créatures visqueuses, aussi avides que lui de contaminer la population locale pour en faire des zombies.
Une fois n'est pas coutume, je suis allé voir un film d'horreur. Je n'ai pas trouvé ça sensas mais les effets spéciaux ont le mérite d'être soulignés. L'histoire est un peu cousue de fils "rouges". Ca m'a quand même coupé l'appétit au sortir de la salle...
Quel fabuleux destin que celui de James Gunn, poulain de l'écurie Troma : auteur des scripts de certains des fleurons de la firme new-yorkaise (Tromeo & Juliet et le sublime Terror firmer), scénariste-pute pour les 2 Scooby-doo, revisiteur de Zombie pour Snyder, le voilà aujourd'hui aux commandes de son premier travail en tant que réalisateur en solo. Son Horribilis est une comédie horrifique modeste dans ses ambitions mais ô combien généreuse : trame d'invasion extra-terrestre passe-partout, personnages ultra stéréotypés, réalisation tristement attendue (encore une bonne dose d'effets de surprise à la con), on serait en plein naveton sans ces débordements gluants hérités de Society ou From beyond. Masses de chairs enchevêtrées, tentacules suintants et limaces grouillantes viennent s'ajouter à un gore plus classique composé de zombies dodelinants, scènes de cannibalisme, éclatages de crânes et découpages divers, le tout servi par des effets hybrides impeccables. Sans être aussi délirant ou d'aussi bon mauvais goût que ses premiers travaux, Horribilis est pour Gunn l'occasion de rendre hommage à un cinéma qu'il aime, celui qui tache, des délires craspecs bien 80's signés Screaming Mad George au Z rigolard (les inconditionnels du plus vieux studio indépendant américain apprécieront la présence - anecdotique - de Lloyd Kauffman ou celle du premier Toxic avenger sur un écran de télévision). On aurait rêvé de se retrouver avec un Troma bénéficiant d'un budget pharaonique et on a droit à une série B sympa qui ne lésine ni sur le slime ni sur sur le sirop du bon docteur Savini. C'est assez rare sur grand écran pour se savourer sans faire trop de chichis.
