Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
L'écrivain Philippe Claudel livre une œuvre
"délibérément romanesque et sentimentale" (
Le Monde),
"peu crédible" pour
L'Express et qui devient, malgré une bonne idée de départ
"un film abominable" pour
Les Cahiers du Cinéma.
Si le film raconte avant tout le
"réveil très calculé d’une mauvaise conscience rance" (
Les Inrockuptibles) le film
"prend à la gorge" Le figaroscope. Quant à
Télérama, il déplore l'intrigue qui au fur et à mesure ôte
"tout mystère et toute démesure".
Coté internautes, le film est apprécié. Malgré un ton
"un peu convenu" (
chris57500), la plupart ressort
"sans mots et sans voix" (
orleanecity) face à cette œuvre discrète,
"bourrée d'émotion et sans esbroufe" pour
corrio.
Touchés par ce moment de vie qui allie
"justesse, tendresse et sensibilité" (
jacques12), nombreux sont bouleversés par les deux actrices, dont la beauté
"transcende ce film"(
coussine) et par la simplicité dépouillée du récit sobre et honnête
"qui fait réfléchir" (
bref).
Le 25/03/2008 - Par Virginie Beck
Les critiques de presse
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Cahiers du Cinéma
- Eugenio Renzi
Le 25/03/2008
Voilà comment un film intéressant devient un film abominable (...) [incarnant] une certaine tendance du cinéma contemporain (...) un cinéma qui n'hésite pas à user de naturalisme, de petite sociologie et surtout de mauvaise foi (...).
Le Figaroscope
- Marie-Noëlle Tranchant
Le 25/03/2008
Philippe Claudel a le don de faire sentir le mystère des personnages, de soulever autour d’eux une poussière d’inquiétude et de sollicitude qui prend à la gorge.
Le Monde
- Jean-Luc Douin
Le 25/03/2008
Il y a longtemps que je t'aime est moins littéraire que délibérément romanesque, sentimental, voué à attiser une compassion pour une douleur secrète, jusqu'à l'inflation émotionnelle.
Les Inrockuptibles
- Jean-Baptiste Morain
Le 25/03/2008
(...) qu’on n’essaie pas de nous faire croire que ce réveil très calculé d’une mauvaise conscience rance a quelque chose à voir avec ce truc étrange et compliqué : l’amour.
L'Express
- La rédaction
Le 25/03/2008
(...) l'intrigue repose sur un postulat dramatique peu crédible (...) ce qui finit par empoisonner le récit. (...) L'écrivain Philippe Claudel, dont c'est la première réalisation, n'arrive pas véritablement à faire œuvre de cinéaste.
Télérama
- Louis Guichard
Le 25/03/2008
Comme si la fiction d'aujourd'hui devait s'aligner sur la vie quotidienne pour rencontrer le public, le film finit par retirer au personnage principal tout mystère et toute démesure. C'est cela qui est criminel.
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