
Bonne surprise de Cannes 2008, cette mention spéciale du Jury Caméra d’Or continue de bénéficier de la bienveillance du public et des critiques, avec une belle note d’encouragement pour cette histoire d’excès adolescents.
"Zébré d’une violence punk" selon Elle, Ils mourront tous sauf moi est un "film d’ados dur et cru" (Le Monde) à mille lieux des clichés du teen movie. Empruntant ses "vertus" au "documentaire pris sur le vif" (Cahiers du cinéma), le long-métrage n’évite toutefois pas selon Le Figaroscope l’écueil du "glauque et du sordide".
Visiblement sous le charme, LVentriloque loue "un film sans concession" dont "le scénario original et très prenant" a séduit fableboss73. Tourné de façon "peu conventionnelle", ce récit possède, pour corrio, "une portée universelle plutôt intéressante". L’occasion parfaite de découvrir (enfin) à quoi rêvent ces jeunes filles.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Ils mourront tous sauf moi possède les vertus des films qui, tout en s'inscrivant très clairement dans un genre connu, y révèlent leurs propres singularités. [...] Dans un style qui évoque délibérément le documentaire "pris sur le vif" avec une caméra ultralégère, Valeria Guermanika colle littéralement à ses héroïnes, à leurs frémissements, à leurs pulsions.
Le film est zébré d’une violence punk. Pas mortel pour deux roubles mais sensuel façon piercing.
Si c'est une peinture réaliste, comme le dit la jeune cinéaste russe, elle a peut-être un intérêt pour des éducateurs ; mais pour le simple spectateur, ce récit glauque, brutal et sordide, filmé par une caméra aux mouvements incohérents, est une épreuve inutile.
Un film d'ados très dur et très cru. De cette chronique des rites de passage à l'âge supérieur, avec perte brutale des illusions, on retient une âpreté que l'on ne trouve pas dans les teen movies habituels. La réalisatrice fait bénéficier son film de son expérience de documentariste. Rien n'est feint, ni l'ivresse ni les coups.
Espérons que Valeria Guermanica, qui a le don d’aller droit au but, saura surpasser cet instantané prometteur sur la génération Poutine, jeté comme un cri de rage.
Ce premier long-métrage, mention spéciale de la Caméra d'or 2008, comprend en revanche le meilleur du film d'ados. Soit un vrai point de vue, âpre et sans concession, sur des donzelles au caractère très fort, mais sensibles comme des jeunes filles en fleur que, finalement, elles sont. [...] C'est dur, brutal, parfois amusant. L'adolescence, quoi !
Pour son premier long métrage, la réalisatrice russe s’applique à décrire une jeunesse du XXIe siècle, où les clivages relationnels (jeunes/adultes, élèves/enseignants, garçons/filles) oscillent entre affrontement et incommunicabilité.
Rien ne ressemble plus à des adolescents paumés que d'autres adolescents paumés. On a donc l'impression d'avoir déjà vu ailleurs, et peut-être en mieux, cette accumulation de provoc, d'agressions et de souffrance. Sauf qu'il y a ce drôle de regard de la réalisatrice sur ses héroïnes : celui d'une ethnologue tout en tendresse retenue, en compassion sèche...