
L'attente autour du dernier Terry Gilliam était énorme : il y a, forcément, des déçus autant que de personnes louant le génie visionnaire d'un réalisateur hors norme. Cet Imaginarium du Docteur Parnassus est donc susceptible de ne pas plaire à tout le monde.
Si le film demeure déroutant pour beaucoup, islander insiste sur l'originalité d'une "œuvre poétique" qui peut diviser. Alors qu'une certaine confusion de scénario est reprochée par Cippacometa, patrickolivier0310 souligne la qualité d'une histoire "aux antipodes des blockbusters" actuels.
La presse fait globalement la moue : Les Inrocks jugeant l'excursion "décorative", cette traversée de l'imaginaire ne suscite pas non plus l'enthousiasme de Libération, trouvant le récit "très ennuyeux". Heureusement que Le Monde qualifie de "joyeuse" cette célébration de "la puissance du rêve". A vous de voir…
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Terry Gilliam a mis en scène une célébration joyeuse de la puissance du rêve et de l'imagination. S'il fallait un signe de la joie de filmer retrouvée de Gilliam, on ira le chercher dans la parenté étroite entre ces mondes digitaux et les fantaisies en papier découpé qu'il réalisait pour les shows télévisés du Monty Python Flying Circus : même liberté dans les formes, même irrévérence dans le dessin.
Une traversée des apparences un peu décorative. Après Tideland, une de ses œuvres les plus personnelles et risquées, Terry Gilliam retombe dans sa fantasmagorie ordinaire. Tout advient, y compris les visions les plus mièvres et décoratives de Gilliam, qui oublie presque le cinéma au profit de l’illustration pop et surréaliste. Seul aspect saillant de ce film flou : la mort de Heath Ledger en plein tournage, qui a donné l’idée au cinéaste de le remplacer par plusieurs stars, dont Johnny Depp. Ingénieux, mais ça ne suffit pas à relever le niveau.
La liberté dans la contrainte. Et dans le drame également. Après le décès de Heath Ledger, alors en plein tournage de ce film, Terry Gilliam, son réalisateur, décide de remplacer le comédien par trois autres : Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell. [...] Ironie d'une histoire dramatique, ce sont ces passages-là les meilleurs. Et il est d'ailleurs évident qu'un même acteur eût apporté moins de singularité à ce film dont les scènes "réalistes" sont les plus brouillonnes.
Terry Gilliam n’y arrive plus. Quinze ans peut-être qu’on espère un bon film… qui ne vient pas. L’imaginarium du docteur Parnassus pointe cruellement l’écart qui sépare de plus en plus le réalisateur de Brazil d’un Tim Burton. Onirique et fantastique, son récit est surtout très ennuyeux.
Même bancals, les films de Gilliam se rachetaient toujours par l'époustouflante poésie des décors. Ce n'est même plus le cas ici.