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Titre original : Falscher bekenner Allemand - 2005 - 1H30 - Genre : Drame psychologique Interdit - 12 ans Date de sortie : 05/01/2006 Un film de : Christoph Hochhausler Avec : Devid Striesow, Victoria Trauttmansdorff, Constantin Von Jascheroff, Manfred Zapatka Site Officiel |
Falscher Bekenner
Etouffé par l'amour de sa mère, les attentes de son père et l'ennui mortel de la vie dans la banlieue, Armin, 18 ans, se met à écrire des lettres anonymes. Il s'inspire tout d'abord d'un accident dont il a été témoin, puis d'un crime dont il vient de prendre connaissance. Ce qui n'était qu'un jeu au départ vire bientôt à l'obsession.
Sélection officielle Festival de Cannes 2005 - Un certain regard
D'un aspect très minimaliste (peu de musiques, peu de dialogues, photo froide), Falscher Bekenner est dans le fond un film très complet ; et le portrait d'Armin est d'autant plus saisissant et insaisissable qu'il est dressé dans toute sa complexité. Christoph Hochhaüsler ne fait aucune concession dans cette description et s'y montre impitoyable ; et un sourire arraché en fin de film est la récompense amère d'une jeunesse déconnectée, désabusée, et définitivement incomprise.
L'ambiance désespérante de vide autour du jeune Armin est particulièrement bien rendue. Mais je n'ai pas ressenti ce film comme une peinture de l'adolescence. Quasiment autiste, Armin ne comprend pas ce qu'on attend de lui. Pas de rébellion, pas de rage chez ce jeune garçon, juste une errance destructrice. Armin n'existe que lorsqu'il commet des actes immoraux ou répréhensibles, et il le sait puisqu'il se cache. Son immaturité en fait presque un attardé. En effet, le première scène le met face à un accident mortel de la route. Et son attitude est pour le moins surprenante : pas de réaction eu égard à l'horreur de la situation, juste un attrait blasé pour la mécanique... Certaines scènes sauvent le film : scène de tendresse avec sa mère dans la cuisine, jeu d'acteurs lors de la réunion de famille dans le salon. Victoria Trauttmansdorff (la maman) est très convaincante. Mais la fin est décevante, (bâclée?), et tellement moralisatrice... L'imposteur raconte l'histoire d'un jeune qui a "tout" pour "réussir" et qui n'en fait rien, qui passe à côté de la vie (la standardisée, celle des autres), mais sans vraiment comprendre. Si le scénario laisse à désirer, la réalisation est soignée.
