
Quand un prof prend sa classe en otage...
Sonia est professeur de français dans un collège "difficile". Confrontée à la difficulté d'enseigner et au départ de son mari, elle est au bord de la dépression nerveuse. Le jour où elle découvre un revolver dans le sac d'un de ses élèves, elle s'en empare : dans la confusion, un coup part et blesse l'élève à la jambe. Son dérapage la propulse, malgré elle, dans une véritable prise d'otages : intervention policière et politique, panique des parents, réactions du proviseur et des autres professeurs, arrivée en force des médias... À la faveur de ce huis-clos, les masques tombent. L'extérieur s'invite à l'intérieur...
Porté par le retour d'Isabelle Adjani, La journée de la jupe suscite les débats autour de la délicate question d'enseigner en zone sensible. Sujet dérangeant et dans l'air du temps, le film remporte les suffrages de la presse et du public qui saluent l'audace du propos.
C'est d'abord la théâtralité esthétique qui frappe la rédaction de Elle : "conçu comme un huis clos", le film créé alors une tension explosive. Pour son retour, Adjani "prouve toute la mesure de son talent" (Métro) dans cette "fable réussie" (Télérama) qui sait poser le débat. Seul Le Monde trouve que le discours "manque de complexité et de subtilité".
"Merci à ARTE pour sa diffusion" : colibriii, visiblement touché, se fait l'écho de plusieurs spectateurs qui préfèrent le film à Entre les murs où, selon Ebubu, s'accumulaient "tous les clichés possibles". Sanghablue suggère même que le film soit projeté en milieu scolaire "avec débats à la clef". Tout est dit.
Rôle dans ce film : Sonia
Rôle dans ce film : Labouret