
Après la vogue des émissions de coaching à la télévision, il fallait bien un jour ou l’autre que le phénomène envahisse le cinéma. C’est chose faite, avec Le Coach d’Olivier Doran, comédie sauce franchouillarde qui divise, comme souvent, presse et internautes.
Honneur à ceux qui aiment, nos cityreporters n’ont pas été déçus par un film "sans vulgarité" (ladaurade45), "souriant" (liseba) et où "les dialogues font mouche" (agbb). Certes, Bravet note bien que tout cela n’est "pas très original" mais a tout de même passé "un bon moment de détente".
C’est moins le cas de la presse qui est ressortie visiblement atterrée par "une comédie sans relief" (Les Inrocks), à "l’écriture maladroite et pesante" (Le Figaroscope). Un peu plus tendre, L’Express avoue que ce Coach, "s’il ne bouscule rien, fait rire". C’est la moindre des choses, mais on pourrait réclamer plus.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Dommage que l'écriture maladroite et la réalisation pesante plombent le film, car il y a un bon sujet de comédie de mœurs, des idées bien trouvées si mal exploitées, et un tandem assez plaisant, le technicien et le fantaisiste.
En l'état de la concurrence, il faut bien considérer Le Coach comme la comédie française de la rentrée [...]. In fine, ce film qui se regarde sans déplaisir ni plaisir avéré semble souffrir de deux maux majeurs. Le premier est d'ordre scénaristique : on y sent trop le ficelage, le rapport beaucoup trop sage et par conséquent cousu de fil blanc entre les droits de la fantaisie et les devoirs de la convention. Le second problème, qui découle du précédent, réside dans le manque de "sérieux" dont la mise en scène du film témoigne à l'égard des mécanismes du comique.
Une comédie sans relief. Le Coach aurait pu être une sorte de variation française de Hitch, l’excellente comédie US dans laquelle Will Smith dispensait des cours de drague. Mais le film profite davantage des succès télé de Super Nanny pour étaler sa sociologie de comptoir sur le mode “aujourd’hui tout le monde est coach”.
Le Coach, avec Richard Berry, chargé de transformer un naïf Jean-Paul Rouve en requin des affaires, lorgne du côté de Francis Veber. Comme celui-ci est aux fraises, Doran tombe bien. Car son Coach, s'il ne bouscule rien, fait rire.
L'échange de bons procédés donne lieu à de nombreuses scènes réjouissantes, où Richard Berry excelle en formateur agacé face à un Jean-Paul Rouve moins naïf qu'il n'y paraît – le nouveau François Pignon du cinéma français ?