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Titre original : Der rote kakadu De - 2006 - 2H08 - Genre : Comédie dramatique Date de sortie : 02/01/2008 Un film de : Dominik Graf Avec : Devid Striesow... Site Officiel |
Printemps 1961. Le jeune Siggi, 21 ans, vient s'installer chez sa tante à Dresde dans l'espoir de trouver du travail. Il tombe follement amoureux de la poétesse Luise qui l'introduit au sein du fameux club de danse " Le Perroquet Rouge " et lui présente son mari Wolle. Siggi y découvre un monde entièrement nouveau et fascinant tout en tentant vainement de résister à sa passion pour Luise. " Le Perroquet Rouge ", véritable lieu de liberté où les jeunes écoutent du rock'n'roll et dansent jusqu'à l'aube, ne tarde pas à attirer l'attention de la Stasi...
Comme les deux acteurs principaux sont racés et pleins de luttes intérieures, on suit assez facilement cette précipitation de quelques semaines avant la construction du Mur de la Honte, édifice bâti en une nuit, et qui coupa en deux des familiers pour faire une RFA et une RDA (on se demande comment pareille idée a pu germer dans un cerveau humain, encore plus depuis la Chute dudit Mur...). Dommage que la caméra ait la danse de st-guy, une image recouvrant l'autre sans qu'on comprenne le pourquoi de cette fébrilité. Un personnage gênant aussi, le "régulier" de la demoiselle avec ses gros bras et ses pitreries, qu'a-t-il donc fait, dansé le rock en groupe et bisouillé dans tous les coins ?.... De même, les poèmes récités par Luise font anodins, sans la virulence justifiant d'être censurés aussi sévèrement. Un peu léger comme délits, quelques prises de position claires du cinéaste pouvaient étoffer davantage... Pourtant on sent bien l'autorité sur le pied de guerre, les chars, les espions postés partout, il est même dit que "la Stasi = les nazis qui sont toujours là"... Il fallait contenir cette population avant une percée incontrôlable de la modernité capitaliste, l'enfermer était le plus simple. Plane une forte envie de s'encanailler, il est beaucoup question de "tenue" de la part des vieux c... conservateurs. Dommage que les scènes s'enchevêtrent ainsi, comme s'il manquait des morceaux, il faudrait presque rembobiner pour voir si on n'a rien manqué quand, enfin, on arrive au dénouement... C'est pourtant joliment filmé, bien documenté (quelques images d'archives qui serrent le coeur), attachant car le romantisme allemand est bien là, amours de jeunesse sur fond d'aberration politique, des souvenirs impérissables...
J'avais vu une critique très louangeuse dans le Canard Enchaîné et souvent je partage les avis de ces jorunalistes ; germaniste et quasi bilingue, j'ai bien connu le terrible et très particulier système de la DDR, à Berlin et en Thuringe ; mais j'avoue avoir vêcu ces dernières semaines avant la mise en prison de cette partie de l'Allemagne avec beaucoup d'émotion. L'histoire est formidable, l'horreur discrète comme dans les fascismes ordinaires, les acteurs, inconnus très justes ; le système, ses mouchards, et particulièrement cette bourgeoisie de parti puante de pouvoir et de confort sur le dos du peuple, sont parfaitement rendus. Pour les germanophones, il y a ce petit accent saxon... qui nous a été inconnu jusqu'à il y a très peu de temps. Je recommande ce film très fort, à découvrir absolument. Et en plus on a envie de partir pour Dresde dont les beautés culturelles et la douceur ont été reconstituées. Allez chers Toulousains le fun n'a pas uniquement l'accent espagnol !
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