
Ah ils ont aimé ce Petit Nicolas les internautes, et ce en grande en majorité ! En revanche, et comme c'est souvent le cas pour les comédies familiales, la presse n'en pense pas que du bien.
"Un petit moment de bonheur" (mystique679), "j'ai été vraiment surpris, emballé, enthousiasmé" (Riton32), un "délicieux retour en enfance" (velam) ou encore "frais et drôle" (sophieb). Il sont nombreux à être enthousiastes les internautes face à ce Petit Nicolas qui les a visiblement émus. Très peu de notes dissonantes finalement : seul cafeolix estime le film trop "gentillet" et Robin54 se plaint de s'être ennuyé.
Côté presse, commençons par les plus durs : Le Figaroscope juge l'adaptation "décevante", Le Monde trouve l'ensemble "insipide" et "loin de l'esprit frondeur de Sempé". Quant aux Inrockuptibles, ils l'ont trouvé "réac, niaiseux et asphyxiant"... Heureusement Télérama et Libération rattrapent le coup, ce dernier estimant le film "très plaisant". Ouf !
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Malgré quelques bouilles d'enfants réussies (Clothaire), l'adaptation reste décevante : gentille, mais fade.
Autant dire qu'on est loin de l'esprit frondeur de Sempé et du piquant de l'œuvre originale. Dans cette insipide adaptation cinématographique, ne subsistent de fait que les noms des personnages, et la trame de l'album Joachim a des ennuis [...]. Pour le reste, le film ressert la soupe nostalgique d'une France des 30 glorieuses et de son école exemplaire, exclusivement peuplée de gentils petits garçons blancs comme neige, vêtus de culottes courtes en flanelle, respectueux de l'autorité des professeurs, qui ne parlent jamais de sexe, ne fument pas de cigarettes, n'imaginent même pas lancer une boule puante.
Pas un film sur Sarkozy, mais qui porte tout de même bien son titre : : il ressemble à ce que l’on imagine de l’enfance de Xavier Bertrand et sape littéralement l’esprit de Sempé (et notre moral) à coups de sourires mielleux, de scènes tirées à quatre épingles et de dialogues récités comme de mièvres poésies. Difficile de ne pas y voir la réclame consternante d’un mode de vie réac, niaiseux et asphyxiant. Une valeur sûre en temps de crise !
Le film de Laurent Tirard, assez sage pour ne froisser personne, est pourtant fort honorable, voire agréable, pourvu de quelques scènes hilarantes, dès lors que le réalisateur et son coscénariste, Grégoire Vigneron, s'émancipent de l'oeuvre originale. En outre, c'est assez joli à regarder, notamment grâce à des décors magnifiques faits main.
C’est bien fait, bien écrit, les acteurs sont bons : le Petit Nicolas est un film très plaisant et que, Dieu merci, on ne peut pas dire sans prétention, puisque Laurent Tirard a eu celle de vouloir adapter Sempé et Goscinny, et il a eu bien raison.
Dans les meilleurs moments, le fantôme de Tati rôde, avec la touche dans les dialogues d'Alain Chabat, l'un des rares à savoir traduire à l'écran la verve de Goscinny