
Le Poison
Ecrivain raté, Don Birman a sombré dans l'alcoolisme. Son frère Wick et sa fiancée Helen tentent de l'aider à s'en sortir mais Birman refuse leur aide et se met à voler des sacs à mains pour s'acheter des bouteilles de whiski. Voyant ses proches le délaisser, il tente de refaire surface et de guérir de cette maladie.
Festival de Cannes 1946 : Prix d'interprétation masculine (Lauréat)
Festival de Cannes 1946 : Grand prix (Lauréat)L'interprétation époustouflante de Ray Milland dans ce personnage d'écrivain en mal d'inspiration, qui, l'espace d'un week-end où il s'est arrangé pour rester seul, va se retrouver, désespéré mais impuissant, face à ses démons, en l'occurrence l'alcool, refusant l'aide de celle qui l'aime : Jane Wyman, émouvante Helen qui ne veut pas renoncer et s'obstine à vouloir sauver l'amour de sa vie... Des scènes noires d'un réalisme impressionnant, notamment celle où Don, échappé du Service des Alcooliques, est confronté au delirium tremens : souris et chauves-souris suintant des murs dans un appartement dévasté par la folie d'un homme en manque et en détresse, prêt à tout pour étancher cette soif qui l'étreint constamment...Boire ou mourir, c'est la seule alternative qui lui reste, mais le destin veille, et la machine à écrire rapportée par un barman bienveillant, l'amour indéfectible d'une femme sincère, vont faire "repartir la machine", et l'histoire de ce "week-end perdu" prendra la forme, on l'espère, d'un livre intitulé "La bouteille"...Un film noir, fort et prenant, et des acteurs remarquables...