
Le corps, sa prison
Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le " locked-in syndrome " - littéralement : enfermé à l'intérieur de lui-même - , il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.
Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent des papillons, il nous envoie les images d'un monde où il ne reste rien qu'un esprit à l'oeuvre.
Tour à tour sarcastique et désenchanté, Jean-Do n'a plus que les mots pour vivre les fragments d'une existence qu'il qualifie de mutante...
Césars 2008 : César du meilleur acteur (Lauréat)
Festival de Cannes 2007 : Prix de la mise en scène (Lauréat)Je n'avais pas lu le livre mais je connaissais l'histoire terrible de cet homme enfermé dans son propre corps. Le film retranscrit bien les émotions et l'on suit le film avec intérêt. Une mention très bien aux acteurs qui sont tous excellents (la brochette d'actrices toutes plus belles et talentueuses que les autres est un vrai bonheur). Un film qui marque et qui nous fait relativiser sur nos petits tracas quotidiens bien banals.
Très beau film, admirablement filmé d'abord pour l'indentification du spectateur au héros paralysé au travers de l'oeuil unique de "jean-do". Mathieu Amalric singe une interprétation férocement sensible. A l'instar du réalisateur les personnages sont bluffants de vérité et le film hésite entre surréalisme, humour et émotion : c'est un formidable signe d'espoir contre tous les résignés et les tamalou pleurnichards. J'ai passé un très bon moment de cinéma et j'ai trouvé la photo du film également remarquable. Au titre des points négatifs je ne vois rien à dire... c'est dire.
Rôle dans ce film : Jean-Do
Rôle dans ce film : Céline Desmoulins