
Les Cahiers du Cinéma approuve le choix de "l'extrême discrétion" de la mise en scène, qui fait du film "une œuvre à haute altitude" (Les Inrockuptibles). Ce portrait de femme prend "une forme de résistance opiniâtre" (Le Monde), où "le bien et le mal se cassent vite le nez" (Libération). Néanmoins, L'Express regrette de ne pas recevoir "une grande claque" de la part de ce qui se veut être "une bombe à retardement"(Télérama).
Si Le silence de Lorna n'est "pas le meilleur" des frères Dardenne pour nononancy, à cause notamment d'un scénario d'une "grande maladresse" et peu crédible (corrio ), ces derniers ont su encore frapper "juste et fort" (JDep). Face à ce film "intense" (electrique) et servi par d'excellents comédiens, colchique42 dit "bravo!".
Je n'ai jamais été une inconditionnelle, tant s'en faut, du cinéma de JP et Luc Dardenne,(en son temps,j'avais "détesté" Rosetta) mais leur dernier film,Le Silence de Lorna, m'a particulièrement touchée...Certes on retrouve le même style fait de rigueur et de dépouillement, mais est-ce le suspense, plus intense, ou le jeu des personnages absolument remarquables(en particulier Arta Dobroshi et Jérémie Rénier),j'ai été prise par ce drame du début à la fin, suivant pas à pas "ces personnages prisonniers d'un destin,puis libérés par leur conscience"....Un beau film qui a mérité son prix...
Ce film des frères Dardenne me rappelle leur premier succès, Rosetta. Lorna pourrait être la grande soeur de Rosetta, elle vit de magouille avec un faux mariage avec un homme qu'elle commence à apprécier. Comme souvent , l'interprétation est le point fort du film avec encore une belle performance de Jérémie Regnier. Ce film est toujours très bien réalisé et la mise en scène fait monter le malaise progressivement. Un film qui n'a pas eu le succès mérité pour des réliasateurs majeurs du 21ème siècle.
Un film poignant où l'amour et le respect l'emportent sur l'argent et les magouilles des mariages blancs...
mais quand même histoire d'amour: où l'on voit que Lorna n'est pas uniquement une professionelle du mariage blanc, mais une femme complexe qui finit par aimer (post-mortem!) celui qu'elle devait simplement utiliser. Bon scénario, histoire intéressante. Ce n'est pas un documentaire sur l'immigration russe mais bien une oeuvre de fiction. L'émotion est présente mais plutôt en filigrane; ce n'est pas non plus un film qui va vous laisser des souvenirs impérissables. Finalement le jury cannois a raison c'est surtout pour le scénar que j'apprécie ce film
on découvre l'univers glauque des mariages blancs. tout le monde n'en sort pas indemrne. Loraa est-elle victime ou bien complice? peu-^tre les 2. On voie le traffic,largent qui circule. Lorna à bout de nerfs va tenter de s'echapper.Bien maigre destin.
splendide interpretation des deux heros , dont le scenario n est pas des plus faciles a porter . , On pourrait penser qu' ARTA ait vecu cette situation tellement elle y colle !! cette comedienne a un avenir , je l espere , des plus prometteurs. le rythme est tenu tout au long du film , ainsi que le denouement ....merci messieurs DARDENNE pour la qualité
Je retrouve avec plaisir les frères Dardenne et leur façon de filmer : simple, directe, sans fioritures. On va à l'essentiel et comme d'habitude, l'essentiel est prenant. Lorna est embarquée dans une aventure pas du tout marrante et on se demande bien comment elle va en sortir. La réussite n'est pas celle que l'on attend. On pourrait imaginer que tout va comme la Mafia le veut et qu'à terme elle ouvre le commerce dont elle rêve. Mais se sort-on vraiment des griffes de ce milieu ? Lorna perd tout mais elle se retrouve...
encore plus dramatique et desespéré que ken loach? eh oui ça existe, et ce sont les frères dardenne; guettez bien le seul rayon de soleil du film, il dure 10 secondes; le reste.... noir c'est noir il n'y a plus d'espoir; sinon dans quelques humains sensibles au milieu de la tourmente. On est scotché par l'intensité des scènes, la violence des comportements, la noirceur de l'intrigue. c'est remarquable!
Je ne sais pas s'il est branché d'aimer les frères Dardenne à Cannes mais faudrait pas exagérer... J'ai trouvé ce film terne et je me suis ennuyé ferme... D'abord et cela ne date pas d'hier leur photographie n'a aucun intérêt (c'est peut être pour accentuer la bienséante pitié que l'on est sensé éprouvé pour leurs personnages)... Ensuite certaines scènes sont absolument dépourvues d'intérêt (je pense à la scène où l'homme demande lapidairement à Lorna de changer de robe avant de sortir et qu'on la voit ôter son chemisier et enfiler une nouvelle robe comme vous et moi nous changeons chez nous, vraiment quel intérêt ?) Et ce genre de scènes sans intérêt est dilué dans un scénario fadasse qui pourrait vous faire oublier que le cinéma est un art... ( Pas plus qu'on ne fait pas un roman de littérature en ajoutant sèchement des faits divers). En conclusion la forme est tellement négligée que l'on se fiche complètement d'un fond éventuel... J'ai juré à la sortie du film que l'on ne m'y reprendrai pas...
Dès le début du film, si on parvient à s'habituer aux expressions équivoques de l'actrice, on se demande bien à quoi vont mener ces échanges téléphoniques et ces déambulations d'un blouson à col de fourrure et d'un pantalon rouge moulé sur des fesses dodues... Lorna semble avoir un objectif après lequel elle va se poser. Puis on découvre qu'elle est est en mission permanente. Pas si dure que pressentie. D'intrigante elle devient bouleversante (ces poussées délirantes avec brusque arrêt) pour s'égarer dans un monologue qu'on espère transitoire. Changement de tenue, valse de billets, le pire se profile. Belle prestation générale, subtilité du scénario plein de méandres, rôle féminin captivant, je m'attendais à une chute fracassante. Les conditions de l'immigration peuvent bien être plus favorables qu'en réalité, des exceptions existent dans la débrouillardise puisque maints trafics continuent à échapper aux autorités, ça ne dérange pas vraiment... La chute sera pour une autre fois : m'attendant à plus clinquant vu la rébellion en marche, je reste un rien déçue du délitement final.
Petit rappel à ceux qui reprochent au scénario de ce film de ne pas être crédible: la réalité dépasse (souvent) la fiction. Des portes qui se verrouillent les unes sur les autres, des placards, des tiroirs fermés. Tout est cloisonné, séparé, seuls quelques papiers circulent... ce film est intense. J'ai trouvé certaines scènes bouleversantes. Elles viennent alors qu'on ne s'y attend pas et nous éblouissent. Et puis très vite on voit mieux, ça nous ouvre les yeux en quelque sorte.
Mettre en scene la mafia albanaise, bravo! Choisir de bons comediens, excellent..mais faut etre un peu credible..2 mariages blancs a la suite c'est beaucoup...des longueurs. Malgre tout, ça reste un film interessant avec une superbe comedienne et un tres bon Jeremise Renier.
Le silence de Lorna n'est pas le meilleur des frères DARDENE c'est un fait, mais on y retrouve bien leur "savoir faire", Lorna est murée dans son impuissance et c'est bien rendu et l'on perçoit bien l'implacable mafia qui trafique autour, il y a quand même pour la disparition du "Camé" un manque de mise en situation et la fin cède au facile "manièrisme cinématographique" cannois qui fait ne pas se "terminer" un film. Domage, mais c'est quand même du "grand cinéma", alors au prochain film, mais sans passer par la case du festival de canne !!
Les frères belges ont encore frappé, juste et fort. Le silence de Lorna, prix du scénario cette année à Cannes, en s'attachant à peindre quelques effets dramatiques d'une immigration sans précédent, donne à vivre - modestement, sans donner de leçon - les états successifs d'une victime de sa gestion parallèle./ Quand Lorna (Arta Dobroshi), jeune Albanaise décidée à s'installer en Wallonie avec un compatriote, épouse à cette fin Claudy (Jérémie Rénier), toxicomane indigène en mal d'affection, c'est sans états d'âme qu'elle accepte pour lui le sort réservé par Fabio./Pertes et profits de la crise/ Fabio (Fabrizio Rangione) est le passeur mafieux, le marieur, un de ces profiteurs de la crise et du désarroi des candidats au sésame. Le mariage avec un Belge étant le plus sûr moyen de l'obtenir, il en a fait son business. "Le camé" - Claudy - touchera une première prime au mariage; quant au divorce, au lieu du second versement, l'overdose qu'on lui prépare aura le double avantage d'en permettre l'économie, et le remariage immédiat de Lorna - devenue belge - avec un nouveau candidat, prêt comme elle à débourser le prix fort pour le précieux papier.../ Le film s'ouvre sur la période "probatoire" du couple. On fait lit à part, le second matelas prêt à disparaître en cas d'inspection-surprise. On s'insupporte, on s'attache malgré soi... Complexité des sentiments et des situations, sobriété du jeu, intériorité du personnage central sont des constantes qui donnent à chacun des films signés Dardenne une épaisseur et une humanité à la hauteur de sujets aussi douloureux.
Curieusement, cette année, pendant le Festival de Cannes, Nadette et moi avons été en désaccord sur pas mal de film. "Le silence de Lorca", qui sort aujourd'hui, en fait partie : Nadette a aimé, comme la plupart des membres de notre "groupe" cannois, moi vraiment pas trop ! "Le silence de Lorna" de Luc et Jean-Pierre Dardenne Aurais je un problème avec mes réalisateurs préférés dès lors qu'ils centrent leur film sur une femme venant de l'est de l'Europe et s'établissant à l'ouest ? Cela avait déjà été le cas avec "It's a free world" de Ken Loach et ça recommence avec "le silence de Lorna" des frères Dardenne. De nouveau, j'ai été gagné par l'ennui, cette fois encore généré par la grande maladresse dont fait preuve le film. Franchement, on reste ébahi que ce film ait pu avoir le prix du scénario au dernier Festival de Cannes, alors que c'est justement le scénario qui représente son gros point faible. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on ne peut pas croire une minute à l'histoire qu'il raconte. Que des truands envisagent d'organiser un mariage blanc entre une immigrée albanaise et un junkie belge, pour qu'elle puisse, quelques semaines plus tard, une fois le divorce prononcé (ou le junkie trucidé par overdose), faire de nouveau un mariage blanc pour qu'un russe puisse acquérir la nationalité belge, ça vous parait crédible ? A moi, non ! Le problème, c'est que, lorsque je ne crois pas au scénario d'un film, je m'ennuie. Alors, bien sûr, c'est plutôt bien mis en scène, mais on notera que c'est de façon très différente des oeuvres précédentes des Dardenne. Le personnage de Lorna (l'immigrée albanaise) est irritant, mais l'actrice (Arta Dobroshi) est excellente. Jérémie Renier joue très bien le rôle du junkie, qu'il arrive même à rendre sympathique. Manifestement, ce film devrait plaire au plus grand nombre. Il ne m'a pas plu !
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