
Le temps qui reste
Romain, un jeune photographe de 30 ans, apprend qu'il n'a plus que quelques mois à vivre.
Sélection officielle - Un Certain Regard au Festival de Cannes 2005.
Fan de la première heure d'Ozon, admirateur implacable de Poupaud, je ne parviens guère à penser autour de ce film... Et si c'était tout simplement ce à quoi le réalisateur et son perfectionniste interprète nous invitaient alors que la mort sonne le glas en plein coeur de la jeunesse ardente ? L'espace d'un instant, nous nous éloignons des projecteurs et nous retrouvons le parcours de l'enfant émerveillé jusqu'à l'adulte terrorisé. La prestation est impeccable, le sujet dérangeant à souhait, les clins d'oeil restent pour la plupart énigmatiques un peu comme on doit toujours se demander pourquoi moi ?
L'histoire est classique et Ozon, à l'instar de nombreux réalisateurs, choisit quelque peu la facilité en utilisant le cancer comme ressort dramatique. On s'attache à ce personnage aux multiples facettes magnifiquement interprété par Melvil Poupaud. Ses errements, sa souffrance, ses joies sont les nôtres. Ce film intense n'est pas un tire larme. Ici la douleur est sèche, vidée de tout superflu, essentielle et profondément humaine.
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