
Ah ! L’éveil des sens, le passage à l’âge adulte, la découverte émue de la vie… A en croire critiques et internautes, le long-métrage d’Anna Novion est agréable, plein de bonnes intentions mais peine à trouver son identité.
"Film gentil". Le mot est lâché par chas qui rejoint sur ce point plusieurs internautes pointant un manque : "cette émotion qui vous emporte loin de votre fauteuil de spectateur"(LVentriloque). Reste pour corrio que ces Grandes Personnes constituent "une première œuvre prometteuse".
Les Inrockuptibles en rajoute une couche, inventant pour l’occasion le "film Minidoux", occupé à montrer "un envol sans entraves plutôt que de chercher à en saisir les possibles écueils". Et si, pour L’Express, "rien n’est étonnant", les critiques reconnaissent à la chronique d’Anna Novion une "grande justesse" dans la description des sentiments (Télérama).
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le duo Jean-Pierre Darroussin-Anaïs Demoustier habite ce voyage initiatique découvert à la Semaine de la critique de Cannes. La réalisatrice fait montre d'une légèreté séduisante pour décrire les rapports d'un père immature et de sa fille adolescente.
Premier film en forme de chronique pudique et sentimentale, ajoutée à une vision cocasse de la Suède.
Le mélange de mélancolie et de cocasserie, la qualité de l'interprétation, la maîtrise avec laquelle son auteur diffuse son propos, à petites touches, sans effets démonstratifs, expliquent la réussite de ce film attachant.
Un été en Suède, une ado canon, des balades en scooter, un Œdipe softcore : un petit film charmant. On pourrait les appeler les films minidoux, ces chroniques d’été d’une légèreté de plume, installées dans l’adolescence comme au creux d’un nid douillet, occupées à filmer un envol sans entraves plutôt que de chercher à en saisir les possibles écueils.
Pour les vacances, papa emmène sa grande fille sur une île suédoise, où rien ne se passe comme prévu. Mais où, scénaristiquement, rien n'est étonnant non plus.
Une pointe d’incongruité par ci, quelques touches sentimentales par là, Novion additionne les solitudes pour composer, sur le mode de la comédie tempérée, une partition sensible qui a le mérite de ne jamais afficher des prétentions démesurées.
[Le] film d'Anna Novion dégage une gaieté légère et, surtout une grande justesse dans les relations qui se tissent entre des personnages qui n'auraient pas dû se rencontrer.