
Combat pour la justice
Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût.
Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l'un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Costa et Sebastian se trouvent malgré eux emportés dans cette lutte pour la survie d'un peuple démuni; ils devront choisir entre soutenir la cause de la population et la poursuite de leur propre entreprise sur laquelle ils ont tout misé. Ce combat pour la justice va bouleverser leur existence.
Sélection officielle Festival de Toronto
Sélection officielle Festival de Valladolid
Même la pluie navigue entre 2 époques : l'actuelle, la vraie et la fictive, la filmée. Pour Elle, cet enchevêtrement, "entre fiction historique et réalité politique tient la route".
En choisissant de "s’inscrire lui-même dans le schéma critique et donc, à se mettre en danger"(Libération), Même la pluie est un "drame historique défendant la juste cause des peuples indigènes"(Le Monde), même si pour Les Inrockuptibles, il reste un peu trop "à l’étroit dans sa morne logique de fiction de gauche". Et malgré une direction d'acteurs "assez maladroite" (Le Figaroscope), le film d' Iciar Bollain pose "un cas de conscience rarement abordé au cinéma : un cinéaste engagé peut-il se permettre de ne pas joindre l'acte à la parole ?" (Télérama)
Les internautes, eux, ont adoré ce film "profondément humain" (nuance), touchés par "les paysages magnifiques" (noumeate), la photo "acrobatique et vivante" (LVentriloque), le jeu des acteurs et la "redoutable actualité du message" (60tibi).Bref, un film "magnifique, qui a du souffle" (corrio) -et de la voix- : un sujet fort pour une belle leçon d'humanité.
Rôle dans ce film : Sebastian
Rôle dans ce film : Costa