Il semble que Jean François Richet a réussi son diptyque sur Jacques Mesrine : sensiblement différente de la 1ère, l'humour en plus, la 2ème partie achève parfaitement le sujet.
Mis à part Télérama, qui conseille de "zapper" le film, L'Express qualifie L'ennemi public n1 de "beau film noir". Figaroscope souligne la qualité de la mise en scène " à la Sergio Leone", reflétant une esthétique très ancrée dans l'époque du récit (les années 70). Le magazine Elle n'oublie pas de vanter les mérites d'acteur de Vincent Cassel, "merveille d’ambiguïté et d’intensité" qui, pour les besoins du rôle, a pris du poids "façon De Niro" (Les Cahiers).
"Déjà culte!": bats69 manifeste autant d'enthousiasme que bono31, qui se dit ravi "à la hauteur de ses espérances". Islander insiste sur l'aspect plus politique de ce volet et sur l'ambiguïté du personnage plus développée, ce qui donne "un complément réussi du premier film". Un diptyque cohérent donc, qui tient ses promesses.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Jacques Mesrine a pris du ventre. Levant le marcel, Vincent Cassel veille à montrer qu'il a travaillé sa brioche façon De Niro. Prendre du ventre, c'est parfois se trouver une assise. Ce second volet semble de fait avoir plus de poids que le premier.
Comme dans la première partie, Vincent Cassel porte le film, merveille d’ambiguïté et d’intensité. Le suspense est à son comble dans les plaines boueuses de la Normandie où Mesrine tente d’échapper à la police.
Cassel-Mesrine, vieillissant, alourdi d'une vingtaine de kilos, devient beaucoup moins charismatique. Le cinéaste Jean-François Richet s'en sort en optant pour une mise en scène à la Sergio Leone, où il fait ressurgir le climat des seventies. Bien joué.
On était sorti lessivé de Mesrine : l'instinct de mort, épuisé par la rapidité du montage, la violence des assauts de Jacques Mesrine contre l'ordre établi, de chaque côté de l'Atlantique. Un mois plus tard, L'Ennemi public n° 1 apparaît plus pondéré, plus réfléchi. Ce souci de prendre la mesure politique et historique du personnage se paie d'une baisse d'énergie et de quelques fausses notes qui empêchent le film d'atteindre l'ivresse à laquelle parvenait son prédécesseur, sans pour autant démériter.
La beauté du film tient à cette double vitesse. D’une part, la fougue de la fresque spectaculaire ; de l’autre, la méthodique dissection d’une tête de mort.
Un beau film noir.
Le personnage a pris de l’épaisseur et Cassel plus de vingt kilos. Son bide est vrai, mais le faux règne partout : perruques, lunettes de soleil, moustaches et barbes, ses «mille visages» composés de trucs plus ou moins grossiers semblent devenir une maladie contagieuse, la postichite aiguë, qui frappe l’intégralité du casting.
Conseil d'ami : si vous avez raté le premier épisode, rattrapez-vous. Et zappez celui-ci.
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