
Un remake du très réussi Cible émouvante de Pierre Salvadori, assaisonné au Plum Pudding ? On est curieux de voir ça, ne serait-ce que pour voir Bill Nighy en Rochefort british. Et de l’avis général, c’est plutôt convaincant.
Les internautes n’ont, à ce sujet, qu’un mot à la bouche : "humour" (lara653), pour ce "régal" de cinéma "british, fin et délicieux" (hsab). Ziililia ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur "les situations croustillantes" et "l’excellent moment" passé en compagnie de Bill Nighy.
Même enthousiasme du côté de la presse qui, à l’instar de Télérama, loue "les dialogues subtils", les "gags bon enfant" et "l’hilarant" talent de Bill Nighy. "Savoureux" et "amusant" (L’Express), le film de Jonathan Lynn tient donc bien la comparaison avec son modèle français. Avec juste la pointe d’accent british qu’il faut.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
A l'originalité des exécutions de contrats s'ajoute un amusant questionnement sentimental et sexuel sur l'assassin, pudiquement gommé dans la version originale. C'est d'autant plus savoureux que l'élégant flingueur est joué par Bill Nighy, sexagénaire irrésistible et imprévisible très remarqué dans Love Actually et Good Morning England. Rien de moins qu'un Jean Rochefort britannique.
Une fois le tueur, la voleuse et l'apprenti réunis, la comédie, aux dialogues subtils, alterne le non-sens et les gags bon enfant. Une scène très arrosée (où Victor se réveille le matin dans une housse en plastique !) apporte même une touche de folie burlesque à la Blake Edwards. Le charme du film vient surtout de son trio d'acteurs. Rupert Grint, le Ron de la saga Harry Potter - le roux le plus connu de la planète -, est impeccable en tueur novice éberlué, son premier grand rôle de « moldu ». Emily Blunt (Le diable s'habille en Prada) est piquante comme tout. Et puis il y a Bill Nighy, repéré dans Good Morning England (le capitaine du bateau) et dans la série télé State of play (le rédacteur en chef). En vieux parapluie flegmatique qui se décoince sur le tard, il est tout bonnement hilarant.