
Pour la presse, et notamment L'Express, le côté 3D du film serait plus à prendre comme un bon 3ème Degré de "série B assumée et bien réalisée". Et si Télérama met une bonne note au réalisateur Alexandre Aja, c'est pour le remercier de l'avoir fait autant rire. Sur ce point Le Monde tombe également d'accord : "une inventivité certaine dans le gag macabre et l'humour noir. " On l'aurait compris, la 3D, elle, n'a aucun intérêt. Ce qu'il faut surtout retenir c'est ce mélange de gore et de porno "qui culminent lors d’une effroyable boucherie de masse où explose toute la schizophrénie sexuelle américaine. " (Les Inrockuptibles).
Le second degré, c'est le maître mot, même pour les internautes : "du vomis, des poitrines, ou des fesses en 3D, ça fait hurler de rire!!! " (dofin33). Et si le mélange jolies filles et scènes ultra gores plaisent aux très hémoglophiles chaplinphile et charly22, ils déconseillent certaines scènes aux jeunes enfants voire à certains adultes. La 3D ? Elle est "mauvaise" (budgy) et "le film aurait pu s'en passer" (islander). Il n'y a que jo 85 et tskom qui regrettent un manque d'imagination scénaristique. Mais dans l'ensemble, Riton 32 exprime bien vos impressions : "Je me suis éclaté comme une bête. Car évidemment il n’y a rien de sérieux dans tout ça ; ce n’est pas le but du film. "
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Alexandre Aja ou l'horreur en 3D !
Des poissons carnivores à l'assaut des clichés.[...] Si le film du Français Alexandre Aja tient plutôt bien la route, c'est que les idées du cinéaste, témoignent d'une inventivité certaine dans le gag macabre et l'humour noir.
Lâchage de prédateurs à nageoires pour une orgie gore assez réjouissante.[...]En situant son “intrigue” pendant le spring break,Aja confronte les deux imageries qui le fascinent : gore et porno.[...]S’il ne pousse pas la question assez loin – et bâcle ses effets 3D, il réussit les scènes de gore, qui culminent lors d’une effroyable boucherie de masse où explose toute la schizophrénie sexuelle américaine.
Soit, plus ou moins, un remake du film de Joe Dante (1978) et une série B assumée, bien réalisée (mais la 3D n'a aucun intérêt) pour ados à pop-corn. C'est d'ailleurs la limite de ce Piranha 3D, qui s'appuie sur un scénario prévisible, un peu effrayant, parfois souriant, loin, en tout cas, de ce qu'Alexandre Aja, cinéaste doué de La colline a des yeux, sait faire.
De mémoire de cinéphile « déviant », on n'avait pas ri avec autant d'ardeur depuis longtemps. [...] Tous ces corps américains parfaitement lisses, gonflés d'hormones et d'arrogance, déchiquetés avec raffinement par un jeune Français !