
Renaissance
Dans une petite ville de la province du Gyeonggi traversée par le fleuve Han, Mija vit avec son petit-fils, qui est collégien. C'est une femme excentrique, pleine de curiosité, qui aime soigner son apparence, arborant des chapeaux à motifs floraux et des tenues aux couleurs vives.
Le hasard l'amène à suivre des cours de poésie à la maison de la culture de son quartier et, pour la première fois dans sa vie, à écrire un poème.
Elle cherche la beauté dans son environnement habituel auquel elle n'a pas prêté une attention particulière jusque-là. Elle a l'impression de découvrir pour la première fois les choses qu'elle a toujours vues, et cela la stimule.
Cependant, survient un événement inattendu qui lui fait réaliser que la vie n'est pas aussi belle qu'elle le pensait...
Prix du meilleur scénario - Festival de Cannes 2010.
"Poetry est un des plus beaux films qu'il nous ait été donné de voir cette année" : Télérama résume toutes les louanges de la presse. Dans le détail, ça donne : "Yun Jung-hee -l'actrice- incarnation d'une exigence des plus hautes" (Le Monde), "mise en scène avec une sobriété et une justesse incroyables" (L'Express) et un Télérama qui compare la force dramatique du film à une construction littéraire qui transforme le spectateur en lecteur de roman. Au-delà des compliments, Les Inrockuptibles vont jusqu'à dire que le réalisateur Lee Chang-Dong fait mentir Chabrol – qui veut que le bon cinéma préfère les “petits sujets” aux grands -, et Libération se questionne sur la poésie qui plane dans le film "sans qu’on sache au juste s’il faut la chercher ou si l’on peut en mourir".
Corrio, lui, ne pose pas de question, il s'exclame : "La vraie palme d'or !".
D'ailleurs, il entre dans les précisions des rouages du Festival de Cannes pour démontrer que le film et son actrice principale méritent bien plus que leur maigre butin. Islander, sensible au discours poétique du film et au portrait saisissant de la société coréenne qui en découle, va même jusqu'à se demander si "le cinéma coréen a condensé toute la sensibilité du monde". Quoi qu'il en soit, tous deux s'accordent sur l'essentiel : islander parle d'une "fin admirable" et corrio remarque que "pas la moindre note de musique est destinée à accentuer l'émotion. Du grand art !".
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le film inspire…
Festival de Cannes 2010 : Prix du scénario (Lauréat)