
Un chef d'oeuvre du cinéma coréen
Un enfant grandit auprès d'un vieux moine. Le rythme des saisons accompagne les cycles de la vie du jeune disciple. Ce dernier connaîtra la perte de l'innocence, la passion qui consume l'esprit et les sens, la jalousie et ses pulsions destructrices, la rédemption et l'expérience, avant de devenir à son tour un maître.
Quatre prix au festival de Locarno 2003
Prix du public - Festival San Sebastian 2003
Ce qui frappe d'abord dans ce film, c'est la beauté des images : ce monastère sur cette île aux couleurs du printemps, nous transporte dans un ailleurs presqu'irréel ; y vivent un moine et son tout jeune disciple, un enfant de 10 ans, pieux, certes, mais surtout coquin et joueur, parfois cruel aussi comme tous les enfants de cet âge, et pourtant les rapports qu'il entretient avec le Maître, empreints de déférence et de respect, font qu'il accepte la punition méritée...Et l'été arrive : l'enfant est devenu un jeune homme qui va connaître l'amour et le désir, perdre son innocence, et quitter ce hâvre de paix pour connaître la dureté du monde...Kim Ki-Duk nous offre, sous forme de tableaux magnifiques, la vision des étapes de la vie, au rythme des saisons, et à l'automne, le jeune homme revient, souillé par un crime passionnel, se réfugier sur cette île, auprès de son vieux maître, avant d'être arrêté.... C'est en hiver que celui-ci, conscient de sa mort proche, quitte à jamais la vie comme il a vécu, en sage...Et le printemps revient, avec sa végétation renaissante, et avec lui le nouveau maître et un jeune disciple qu'à son tour il va initier... Un film de toute beauté, dépaysant et hors du temps...