
La vie d'après
Homme d'industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands.
Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte, sans cri, sans plainte, c'est par la dignité qu'il répond à la barbarie. Coupé du monde, ne recevant que des bribes d'informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité. Tout ce qu'il avait réussi à garder d'intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l'enquête de police ou celle de la presse.
Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu'il imaginait...
En quelques films, dont une trilogie épatante et un polar social unanimement loué, le cinéaste/acteur Lucas Belvaux s’est taillé une place à part dans le cinéma français. Malgré cela et un très bon Yvan Attal, Rapt laisse les spectateurs sur leur faim.
Si Lyes215 n’hésite pas à parler de "pétard mouillé", les cityreporters oscillent entre une franche satisfaction face à un "excellent" long-métrage doté d’une "distribution étincelante" (corrio) et le sentiment mitigé d’avoir vu un film certes "réussi" mais pas exempt de "quelques longueurs" (zingara).
Même cause, mêmes effets dans la critique où, si on reconnaît le caractère "poignant et captivant" de ce Rapt (Télérama), on ne cache pas une "évidente déception" (L’Express). "Sec, rigide et sérieux" (Les Inrocks), le polar de Belvaux emporte tout de même le morceau grâce à un Attal "magistral" (Le Figaroscope). Petit hold-up, donc.
Rôle dans ce film : Stanislas Graff
Rôle dans ce film : Françoise Graff