
Déconseillé aux moins de 14 ans !
A 8 ans, Sandrine Sénès jubilait en montrant sa culotte I Love Casimir et faisait s'embrasser tendrement ses poupées... A 34 ans, elle croit toujours aux pouvoirs magiques du string... Quand à ses poupées, elle en a fait des stars du X.
Ce spectacle vachard et tendre à la fois pulvérise les contes de fées où les princes charmants deviennent des êtres lâches, adeptes avachis de la télécommande TV et de la bière. Sandrine campe une mère de famille acide et sans pitié qui n'épargne rien, ni personne et surtout pas nos rêves de gamins. Elle braque une lumière crue sur le pervers Babar, pseudo-roi des éléphants, revisite les coulisses sadiques du Père Noël et balance des sorts sournois à la pelle pour se venger d'un ex qui avait joué et triché sous son costume trompeur de super-héros.
Même les poupées de son enfance se transforment en corps lubriques aux envies inextinguibles. Et quand elle interroge son miroir, c'est pour aussitôt hacher menu les contes acidulées où les hommes et les femmes finissent toujours par révéler leur face cachée jusqu'à incarner les plus vilains défauts.
Dans une galerie au vitriol de personnages loufoques et décalés, Sandrine Sénès fait se rencontrer les frustations du monde adulte et les illusions évanouies de l'enfance dans un univers corrosif et touchant où l'humour demeure encore la meilleure des thérapies.
J'y suis allée avec ma mère et mon fils, en comptant bien m'éclater de rire : c'est ce qui s'est passé ! Cette fille est une vraie pile ! 1 ou 2 passages un peu mous, une fin de spectacle pas assez marquée à mon goût, mais vraiment une soirée mémorable, avec une présentation (en duo) comme d'habitude très originale et marrante. On en redemande !
Une très bonne surprise que ce spectacle. Sandrine Sénès est drôle et décapante. Elle a de la répartie, et dans cette petite et excellente salle du théâtre de l'Antidote, le public meurt de rire lorsqu'elle décoche ses flèches. A conseiller pour lutter contre la morosité et les virus ambiants !