Déposé par islander le 03/09/2008
J'ai eu la très bonne idée de regarder ce film la veille de la rentrèe et il m'a fait un bien fou....Voir Jack Nicholson en dangereux schyzophrène relativise nos soucis....Et puis pour parler du film il est si brillant, beaucoup de scènes sont d'anthologie et l'on découvre des détails à chaque visionnage....La chambre 237, le bar où les gens apparaissent puis disparaissent dans une ambiance veloutée, le passage du gamin avec le tricycle sur les tapis, la phrase "Un Jack qui ne fait que travailler et qui ne sait pas s'amuser devient un type inintéressant" tapée des milliers de fois à la machine et traduite de façon un peu désinvolte par "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, l'épouse naive avec sa batte de baseball qui semble dérisoire face à la folie du monstre psychpopathe, bref j'ai vu un film culte, un chef d'oeuvre et l'un des plus beaux films de frayeur qui soit....Bravo Monsieur Kubrick...
Déposé par cinemane le 03/07/2008
Stanley Kubrick a fait peu de films, mais tous sont de grands films, et qui plus est, de genre différents. En effet, il toucha pratiquement à tous les genres : films d’époque (Barry Lyndon), de guerre (les sentiers de la gloires), de science fiction (2001, odyssée de l’espace, voir mon avis), péplum (Spartacus), thriller (le baiser du tuer) et horreur avec Shinig.
Mais si dans ce film, nous retrouvons tous les ingrédients du genre (fantômes, et autres phénomènes paranormaux), on y retrouve également les obsessions de l’auteur : le cycle de l’éternel retour, ce qui fait qu’on oublie vite le roman best seller de Stephen King, dont est issu le film.
Ce qui frappe avant tout dans cette œuvre, c’est la richesse et la profondeur architecturale. Le labyrinthe fonctionne comme une métaphore du cerveau de Jack Nicholson (effrayant !). ce personnage, un écrivain raté, revivra le meurtre de sa famille qui a déjà eu lieu cinquante ans plus tôt.
Tout l’art de Kubrick, est d’alterner des scènes d’épouvante subjectives et objectives. Ainsi l’horreur est toujours perçue par un personnage, à l’exclusion des autres. Par exemple, lorsque le fils voit ces images subliminales, le père et la mère n’en savent rien.
La subtilité du film est immense, car Nicholson n’est pas le seul malade. Si il doit tuer femme et enfant, le fils (très bien joué par ce tout jeune acteur) doit tuer son père pour survivre, comme la femme (excellente Shelley DUVALL) doit tuer son mari. Le film se trouve donc chargé d’un caractère oedipien évident.
De ce fait, il est moins évident que ce soit le lieu qui pousse ces personnages au carnage. Cet hôtel désespérément vide de présence normale, ne fait que révéler l’inconscient de ces occupants.
Kubrick prend donc prétexte de ce huis clos pour faire surgire des sous-entendus liés à notre culture : tragédie grecque, psychanalyse, et clichés du film d’horreur.
Déposé par kikinette06 le 02/04/2008
Ce drame se noue comme un huis clos familial avec un homme, son épouse et leur fils. L'angoisse monte puis la peur apparaît ici en pleine lumière ou dans le silence et la blancheur de la neige, cet homme perd l'esprit, tout n'est qu'errance, poursuite et fuite entre lui et sa famille, du labyrinthe des couloirs de l'hôtel à celui du jardin dans une ambiance oppressante jusqu'au dénouement final. Grandiose !
Déposé par mounabel le 28/10/2007
Stanley Kubrick réussit encore une fois à nous terroriser, mais cette fois-ci à l'instar des films d'horreur, où l'action se situe, non pas dans la pénombre et les bas-fonds glauques, mais dans dans un paysage montagneux féerique et dans une lumière aveuglante. Jack Nicholson crève l'écran d'une manière tellement terrifiante, qu'à ses côtés tous les autres comédiens ont l'air de jouer faux.
Déposé par redapples le 14/03/2007
La descente aux enfers d'un homme qui part en vrille... Le film va crescendo et est vraiment trés flippant ! Certaines scènes filmées à la steady cam, dans les couloirs de l'immense demeure qui constitue le décor principal, sont des plus angoissantes.
Un film à voir absolument !
Déposé par chinese_lili le 27/02/2007
Un film qui sait jouer avec la tension du spéctateur ! Cette adaptation du roman de Stefan King est vraiment réussit ! Kubrik réussit à établir un suspens dans un 8 clos entre une famille qui va être prise au piége...