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Can/Gb - 2006 - 1H51 -
Genre : Comédie dramatique
Tout public Date de sortie : 24/01/2007 Un film de : Marc Evans Avec : Sigourney Weaver, Carrie Anne Moss, Alan Rickman Site Officiel |
En plein hiver dans l'Ontario
Alex frappe à la porte de Linda, une femme autiste. Dans un accident de voiture, Alex a tué Vivienne, fille unique de Linda, qu'il avait prise en auto-stop. Tourmenté par un terrible sentiment de culpabilité, il accepte de s'intaller chez Linda et de partager quatre jours de son univers étrange et fantasque.
Le film "Snow Cake" relate l'histoire d'un homme éprouvé par la mort de son fils, qui se sent responsable de la mort de l'adolescente qu'il a pris en auto-stop et qui va demander pardon à la mère de cette dernière. Il va découvrir que la mère de l'adolescente est atteinte par l'autisme. Il devra accepter qu'elle n'éprouve pas de tristesse face à la mort de sa fille car autiste, elle n'a pas la même vision sur le monde et elle vit dans son propre univers. Il décide de rester plus longtemps que prévu chez elle pour l'aider. Il va alors partager les situations loufoques de la mère autiste. Beau, drôle et émouvant, ce film ! C'est une belle réflexion sur le sentiment de culpabilité et la différence. Les acteurs Alan Rickman (Piège de Cristal et saga de Harry Potter), Sigourney Weaver (Gorilles dans la brume et saga d'Alien) et Carrie-Anne Moss (saga de Matrix) sont passionnants. Formidable, ces acteurs. Sigourney Weaver est épatante et touchante dans le rôle d'une femme autiste. Beau film !
A mi-chemin entre "Rainman" et "The horse whisperer", le film décrit comment on retraverse une épreuve pour s'en arranger au mieux. Les autistes aussi peuvent être parents : comment un enfant fait-il pour le supporter ? Quelles valeurs va-t-il privilégier pour parvenir à se construire ? Ces questions sont effleurées, on peut s'y attarder en sortant de la salle... La musique d'accompagnement, la façon de filmer, classique mais efficace, des acteurs complémentaires, des dialogues sans prétention, amènent à se dire que pleurer et faire le deuil est le lot des gens dits normaux : en contrepartie, "heureux ces fêlés" qui s'empiffrent de neige, s'ils éreintent leur entourage, ils ont un plus indéniable, le pouvoir de transcender toute douleur !
