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Titre original : Stesti Tcheque - 2005 - 1H40 - Genre : Comédie dramatique Tout public Date de sortie : 04/01/2006 Un film de : Bohdan Slama Avec : Martin Huba... |
Les habitants d'une petite ville tchèque
De santé mentale fragile, Dasha est internée dans un hôpital psychiatrique. Ses deux amis d'enfance, Monika et Tonik, prennent alors ses enfants en charge. C'est ainsi que Monika, qui espérait rejoindre un fiancé émigré en Amérique, découvre que Tonik est amoureux d'elle. Pour Tonik, leur relation est l'espoir d'un nouveau commencement.
Primé au Festival de San Sebastian 2005, au Festival de Montréal Nouveau Cinéma 2005, au Festival d'Athènes 2005 et à plusieurs reprises au Festival d'Angers 2006 (Grand prix du jury, Prix du public, Prix d'interprétation meilleurs espoirs européens pour l'ensemble des comédiens).
Ce film tchèque est le prototype du film Arte que, bien souvent, on arrête de regarder au bout de 10 minutes : le petit écran, les sous-titres difficiles à lire, l'action qui commence piano-piano. Seulement voilà, au cinéma, c'est différent : on reste et on s'attache. Et, au bout du compte, on finit par aimer. Ici, la peinture d'une micro société d'une petite ville industrielle tchèque finit par faire penser au meilleur Ken Loach ou aux frères Dardenne, avec des personnages, certains très sympathiques, d'autres beaucoup moins, mais tous très attachants.
Un rien de cacophonie ferait penser à Kusturica au départ de l'histoire, pour illustrer l'impasse ou les amours contrariés : chansons, danses, fumette et alcool, en arrière-plan de cheminées industrielles (je trouve, tout de même, que le jeune amoureux transi de Monika aurait pu être plus attirant physiquement et qu'ils sont tous bien bons de laisser la jeune mère désaxée reprendre ses rejetons un beau jour, elle n'a plus qu'à recommencer !). Il n'en reste pas moins que cette collectivité sait s'accommoder d'une vie rude, exemple de la maison à toit percé, où il pleut des cordes, avec une occupante revenue de tout, si indulgente... Donc, ces braves gens s'engueulent, s'embrassent, s'entraident, en tous cas personne ne reste croupir tout seul. Les projets sont plus ou moins menés à bien... Des moments frais, comme familiers, la petite poésie de tous les jours, une mère qui incite sa fille désemparée à tenter l'Amérique, ou ces deux bébés réprimandés par leur mère dépassée et qui braillent en même temps, ou encore la scène du bateau avec leurs deux protecteurs. C'est en plein "à chaque jour suffit sa peine"... Que penser du symbole de ce chien qui court après le train d'où Monika se retourne en souriant pour le regarder ?
