
Sweeney Todd le dernier-né "musical gore"de Tim Burton (Le Monde) attire les foules et les avis contradictoires.
Dans ce conte fantastique aussi sombre que les ruelles mal-fâmées de Londres, on oscille entre le gore et le "burlesque" (patouchh). Le meurtre devient un rituel "à la fois grandiloquent et ridicule"(Libération) et on bascule assez vite vers une horreur et un nihilisme effrayant, transcendé par "l'outrance, la démesure, la surenchère" (Télérama), et des litres de sang "rouge fluo"(elodi05).
Si le film est "un peu décevant" pour tobypeters, on reste dans "du pur Burton" (clarafish) où l'on retrouve son univers morbide et sombre, gracieux et étrange, costumé et désarticulé, mais peut-être sans la magie poétique de ses précédentes oeuvres, et avec des chansons un peu trop "présentes" (ZeNels).
Après une 1ère partie et des scènes visuellement très belles, le film tend pourtant à s'essouffler, devenant un peu mou voire "sérial rasoir" pour tetohi.
Si certains restent un peu "sur [leur] faim" comme path_of_glory, Sweeney Todd reste un film "cinglant" (les Inrockuptibles), à voir pour les fans de Burton, des films originaux et ceux de Johnny Depp, qui reste "magistral" (bodhiva) et s'en sort une fois de plus très bien en chanteur d'opéra froid et impitoyable.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Ce musical gore tire en partie sa splendeur visuelle de la variété des tons macabres, une dominante de noirs évocatrice du cinéma muet, où le rouge du sang qui gicle comme au grand guignol stylise les images d'horreur (...).
Cinglant, [le] nouveau film [de Tim Burton] vient démentir cette éclaircie finale, confirmant ainsi la nature inquiète de Tim Burton, bien décidé à faire savoir qu’il n’y a de pacification valable que jetée au feu.
Tim Burton n’avait probablement jamais été aussi loin dans la violence misanthrope. (...) Le crime devient ici un rituel à la fois grandiloquent et ridicule.
Tim Burton ne transcende ce nihilisme que par l'outrance, la démesure, la surenchère, préférant notamment finir sur une image d'apocalypse plutôt que sur celle des rares survivants à l'infernale spirale de l'abjection et du malheur.