Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
Sweeney Todd le dernier-né
"musical gore"de Tim Burton (
Le Monde) attire les foules et les avis contradictoires.
Dans ce conte fantastique aussi sombre que les ruelles mal-fâmées de Londres, on oscille entre le gore et le
"burlesque" (
patouchh). Le meurtre devient un rituel
"à la fois grandiloquent et ridicule"(
Libération) et on bascule assez vite vers une horreur et un nihilisme effrayant, transcendé par
"l'outrance, la démesure, la surenchère" (
Télérama), et des litres de sang
"rouge fluo"(
elodi05).
Si le film est
"un peu décevant" pour
tobypeters, on reste dans
"du pur Burton" (
clarafish) où l'on retrouve son univers morbide et sombre, gracieux et étrange, costumé et désarticulé, mais peut-être sans la magie poétique de ses précédentes oeuvres, et avec des chansons un peu trop
"présentes" (
ZeNels).
Après une 1ère partie et des scènes visuellement très belles, le film tend pourtant à s'essouffler, devenant un peu mou voire
"sérial rasoir" pour
tetohi.
Si certains restent un peu
"sur [leur] faim" comme
path_of_glory, Sweeney Todd reste un film
"cinglant" (
les Inrockuptibles), à voir pour les fans de Burton, des films originaux et ceux de Johnny Depp, qui reste
"magistral" (
bodhiva) et s'en sort une fois de plus très bien en chanteur d'opéra froid et impitoyable.
Le 12/02/2008 - Par Virginie Beck
Les critiques de presse
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Le Monde
- Jean-Luc Douin
Le 23/01/2008
Ce musical gore tire en partie sa splendeur visuelle de la variété des tons macabres, une dominante de noirs évocatrice du cinéma muet, où le rouge du sang qui gicle comme au grand guignol stylise les images d'horreur (...).
Les Inrockuptibles
- Axelle Ropert
Le 23/01/2008
Cinglant, [le] nouveau film [de Tim Burton] vient démentir cette éclaircie finale, confirmant ainsi la nature inquiète de Tim Burton, bien décidé à faire savoir qu’il n’y a de pacification valable que jetée au feu.
Libération
- Didier Péron
Le 23/01/2008
Tim Burton n’avait probablement jamais été aussi loin dans la violence misanthrope. (...) Le crime devient ici un rituel à la fois grandiloquent et ridicule.
Télérama
- Louis Guichard
Le 23/01/2008
Tim Burton ne transcende ce nihilisme que par l'outrance, la démesure, la surenchère, préférant notamment finir sur une image d'apocalypse plutôt que sur celle des rares survivants à l'infernale spirale de l'abjection et du malheur.
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